Nouveautés en numérique chez Nestiveqnen

Alors que les maléfices de l’abominable Princesse Microbe se déchaînent sur le monde (et il semble que cette fois, aucun super-héros médiéval ne débarquera au 21ème siècle pour éradiquer l’épidémie), nous voilà donc cloîtrés chez nous… Une période propice à la lecture, et notamment à la lecture d’e-books puisque les portes des librairies sont actuellement fermées. Dans ce contexte particulier, les éditions Nestiveqnen étendent leur offre numérique en proposant sept nouveautés, dont mon roman « Nadejda » et mon recueil de nouvelles « Et tu la nommeras Kiev ». Ils rejoignent ainsi « Sans donjon ni dragon » déjà disponible aux formats pdf, epub et kindle depuis quelques années.

Pour le moment, « Nadejda » et « Et tu la nommeras Kiev » sont uniquement téléchargeables sur le site de Nestiveqnen, mais ils devraient bientôt être commercialisés par les principales librairies numériques.

NestiNumérique

Une histoire d’Amour

Ces derniers jours, l’onglet « Romans et recueils » du site a connu de petites modifications : même si la parution n’aura lieu que dans trois mois, « Mort et vie du sergent Trazom » est remonté pour être mis au niveau des ouvrages publiés et non plus des inédits… Et surtout, cette liste compte désormais un nouveau titre. Un peu plus de deux ans après m’être lancé dans sa rédaction, j’ai en effet terminé « Jusqu’au fleuve du Dragon Noir ». Mine de rien, mettre le point final à un roman n’est pas si courant chez moi, il s’agit même d’un événement assez rare pour être signalé : la dernière fois, c’était il y a déjà quatre ans et demi, avec… « Mort et vie du sergent Trazom », justement.

Certains petits curieux ont peut-être entendu parler de mon projet farfelu de « western sibérien » : le voici donc ! Ce nouveau roman s’inscrit dans le contexte de l’exploration de la Sibérie par les cosaques au 17ème siècle, et je m’intéresse plus précisément au moment où, sur les rives du fleuve Amour, les Russes vont se heurter à l’empire chinois (le traité de Nertchinsk de 1689 est un élément central du récit). Le tout est raconté à la manière d’un western, en utilisant les principaux ingrédients du genre, car la conquête de l’Est par les Russes présente des similitudes frappantes avec la conquête de l’Ouest par les Américains deux siècles plus tard…

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(Source : Freeworldmaps)

Eh oui, après « Nadejda » et « Et tu la nommeras Kiev », c’est encore et toujours la Russie… Mais là je tourne la page, on ne devrait plus me revoir dans ces parages avant un long moment. Le programme d’écriture peut largement évoluer, mais au cours des années à venir il y aura très certainement de la Chine impériale, peut-être de la Grèce antique… On verra bien !

Retour aux affaires

Durant ce que l’on qualifiera pudiquement de « longue absence pour raisons de santé », le monde ne s’est pas arrêté de tourner, mon activité éditoriale non plus… Il s’est même passé pas mal de choses au cours de ces dernières semaines ; en voici l’essentiel :

– Il y a d’abord eu ma première parution de l’année, dès les premiers jours de 2020 : une nouvelle intitulée « Le lion noir et l’épervier », qui revisite le fameux dimanche de Bouvines, dans l’anthologie « Dimanches » éditée par Les Deux Crânes. Cette anthologie a la particularité de mélanger des textes d’auteurs contemporains et classiques. Ainsi, je pourrai désormais me vanter d’avoir partagé un sommaire avec Edgar Poe et Washington Irving !

– Toujours au mois de janvier, suite à la parution de l’anthologie « Chevaliers Errants », Mots & Légendes a publié sur son site une série d’interviews des auteurs ayant pris part à l’aventure. La mienne est disponible ici… Mais celles de mes petits camarades sont à lire également, toutes sont très intéressantes !

– Les éditions des Somnambules, constituées par les étudiants en master Création éditoriale à la Sorbonne, ont lancé une campagne Ulule pour l’anthologie « L’heure des ombres », projet auquel j’ai eu l’honneur d’être convié. La parution est prévue pour le mois de mars, à l’occasion du Salon du Livre de Paris.

– Et enfin, un grand merci à tous les contributeurs de la campagne Ulule des 25 ans de Nestiveqnen, grâce à qui « Mort et vie du sergent Trazom » pourra voir le jour. La parution aura lieu plus tôt que prévu, puisque le roman devrait être en librairie dès le mois de juin. La couverture vient d’être finalisée, et le résultat est superbe ! Elle est l’œuvre de Maxime Desmettre, qui avait déjà magnifiquement illustré « Sans donjon ni dragon ».

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Fantasy Art and Studies n°7

Éditée par l’association des Têtes Imaginaires, « Fantasy Art and Studies » est une revue bilingue, français / anglais, qui existe depuis l’an dernier. Les précédents numéros ont mis à l’honneur l’Imaginaire victorien, japonais ou scandinave… Le septième, tout récemment paru, est consacré au cycle arthurien : 122 pages d’articles, de fictions courtes, et même de bandes dessinées, sur ce vaste sujet. Je participe à ce numéro avec une nouvelle portant sur un personnage moins connu que les emblématiques Lancelot, Perceval ou Merlin : Elaine d’Astolat, « The Lady of Shalott », célébrée au 19ème siècle par Alfred Tennyson et les peintres préraphaélites puis, plus récemment, par Loreena McKennitt.

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On peut lire « La Dame au Lys » et les autres textes de ce septième numéro gratuitement en ligne ou en commandant la revue au format papier, au prix de 17,99 euros.

Retour à Perpétuel-Automne

CEmaquette3.jpgNouvelle parue dans l’anthologie « Chevaliers Errants », aux éditions Mots & Légendes, octobre 2019

Fille unique de riches négociants en soie, Yang Bao a choisi de suivre sa propre voie en devenant membre des Quatre Tornades du pays de Wu, un groupe de héros luttant pour le bien et la justice. Mais à présent, celle que l’on connaît sous le nom de Tigresse-au-dos-écarlate erre seule sur les routes de Chine. Ses pas finissent par la ramener dans le vallée de Perpétuel-Automne, là où, treize ans plus tôt, elle avait laissé derrière elle l’enfant auquel elle venait de donner le jour…

Lorsque Mots & Légendes a lancé un appel à textes pour constituer son anthologie « Chevaliers Errants », j’ai tout de suite souhaité y participer, et ce pour deux raisons essentielles : d’une part car il s’agit d’un petit éditeur pour lequel j’ai beaucoup de sympathie, et d’autre part car le sujet proposé avait tout pour me plaire. Dans un premier temps, j’ai songé à envoyer une nouvelle que j’avais écrite des années plus tôt et qui me semblait coller parfaitement : « Le Chevalier Gris »… Sauf qu’entre-temps, celle-ci a été retenue par Nestiveqnen pour faire partie de mon recueil« Et tu la nommeras Kiev ». Il m’a donc fallu revoir mes plans et écrire une nouvelle spécifiquement pour l’appel à textes de Mots & Légendes. Et l’inspiration n’a pas été longue à venir !

Le cadre chinois choisi pour « Retour à Perpétuel-Automne » s’est imposé naturellement. Quand on pense aux chevaliers, la première image qui nous vient est celle des guerriers de l’Occident médiéval, mais la Chine impériale avait elle aussi ses propres redresseurs de torts luttant pour la justice et l’honneur à la pointe de leur épée. Le récit de leurs exploits est à la base du « wuxia », genre littéraire puis cinématographique qu’on peut assimiler à nos romans de cape et d’épée. Le personnage de Tigresse-au-dos-écarlate, ancienne membre des Quatre Tornades du pays de Wu, est issu de mon imagination, mais il s’inscrit dans cette tradition. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire « Retour à Perpétuel-Automne », si bien qu’il est tout à fait possible que j’écrive un jour un roman de fantasy asiatique, avec des personnages différents mais toujours dans la veine du « wuxia »…

Nouveau financement participatif chez Nestiveqnen

Les éditions Nestiveqnen fêtent leurs 25 ans d’existence ; à cette occasion, une campagne de financement participatif a été lancée la semaine dernière sur Ulule. Celle-ci, intitulée « Faites le plein de Fantasy ! », remet à l’honneur certains auteurs découverts par la maison d’édition au cours de ces vingt-cinq années d’activité : Catherine Dufour, Philippe Monot, Didier Quesne… et moi-même.

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Mon uchronie « Mort et vie du sergent Trazom » devrait donc paraître en 2020, et j’en suis ravi ! En fonction de la réussite du financement participatif, il devrait y avoir quelques bonus tels que l’ajout d’une nouvelle, toujours sur Mozart, et la conception d’un marque-page reprenant l’illustration de couverture du roman… laquelle est en cours de réalisation. Elle sera l’œuvre d’un artiste de grand talent qui a déjà illustré une autre de mes publications. J’espère pouvoir en dire (et en montrer) davantage très bientôt.

Le concept de cette campagne de financement participatif étant de proposer, pour chaque auteur, à la fois une nouveauté et un ouvrage plus ancien, il s’agit dans mon cas de ma première parution chez Nestiveqnen : Medieval Superheroes, publié en 2012.

Nestiveqnen profite également de cet anniversaire pour poster sur sa page Facebook des anecdotes revenant sur les grandes étapes de ces vingt-cinq années d’édition. À suivre !

Soirée de l’Imaginaire en vidéo

Le mois dernier, j’ai eu l’honneur d’être invité à la Soirée de l’Imaginaire organisée par la librairie Decitre de Grenoble, en compagnie de Jean-Laurent Del Socorro et Thibaud Latil-Nicolas. J’en profite pour saluer les libraires Mathieu et Myriam, qui ont présidé à l’organisation de l’événement et mené les entretiens avec les auteurs. Ce fut une très bonne expérience, que je réitérerai volontiers… Peut-être à l’occasion de la sortie de mon prochain roman, dont je serai amené à reparler au cours des prochains mois !

Cette soirée avait été filmée, et ActuSF a récemment publié sur son site les vidéos des entretiens. Il semble qu’il y ait eu un petit problème technique, si bien qu’il manque les premières et les dernières minutes, d’où un début et une fin abrupte… mais l’essentiel y est. Les vidéos sont aussi disponibles sur Youtube, où l’on peut trouver respectivement les première, deuxième, troisième et quatrième parties.

Et pour ceux qui préféreraient lire un résumé des propos tenus par les auteurs invités, la blogueuse Aelinel présente ce soir-là (et que j’ai eu grand plaisir à rencontrer à cette occasion) en a publié une retranscription.

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