Fermeture jusqu’à nouvel ordre

Je n’avais pas forcément prévu de me fendre d’un communiqué (que cette formulation fait sérieux !) si peu de temps après celui datant d’avril, mais les circonstances m’y obligent.

On va commencer par ce qui entrera dans la case des bonnes nouvelles, si l’on part du principe que la plupart des gens passant en ces lieux se réjouissent de l’avancée de mes projets d’écriture et de publication : après la longue panne que j’évoquais précédemment, il se trouve que la machine redémarre petit à petit. Finalement je ne suis peut-être pas « trop vieux pour ces conneries »… On n’atteint pas encore les rythmes d’écriture d’autrefois, mais mon roman grec avance enfin un peu. En outre, depuis l’article d’avril, j’ai envoyé deux nouvelles pour deux appels à textes différents, lancés par de jeunes structures éditoriales que je découvre pour l’occasion. Si cela ne signifie évidemment pas la certitude de futures publications, mine de rien ces simples envois de bouteilles à la mer ont quelque chose de satisfaisant.

La mauvaise nouvelle, qui me pousse à écrire aujourd’hui un article avec le mot « Fermeture » dans son titre, est que mes « problèmes personnels » sont loin d’être réglés, et qu’on en est désormais arrivé à un stade où une news postée sur ce site peut servir de pièce à conviction dans une procédure judiciaire (non, ce n’est malheureusement pas une blague). Je pourrais me sentir flatté que des personnes ayant toujours témoigné du mépris pour ma carrière littéraire prennent le temps d’éplucher ce site pour y trouver des os à ronger. Mais par précaution, mieux vaut s’en tenir à un black-out tant que la situation sera ce qu’elle est, sachant que tout ce que je pourrai faire / dire / écrire sera réutilisé contre moi.

(J’ai bien conscience que cet ultime post ne fera pas exception. Tant pis.)

Autrement dit, je ne supprime pas le site, il restera accessible normalement, en revanche il ne sera plus alimenté jusqu’à nouvel ordre. Si parmi mes fidèles lecteurs il y a des curieux qui, dans les prochains mois, désirent savoir où j’en suis, le plus simple sera de me contacter par le formulaire ou l’adresse mail visibles en page d’accueil. Je vous répondrai avec plaisir.

En attendant un éventuel retour dans un avenir plus radieux, je ferme la boutique et baisse le rideau avec une touche de grâce et de beauté que, je l’espère, vous saurez apprécier : une toile de Rembrandt datée de 1626, représentant le héros Palamède face au roi Agamemnon pendant la Guerre de Troie.

Un an et des poussières plus tard…

Dernier article : 19 février… année : 2021. Bon. Cela fait donc près de seize mois que rien n’a été publié en ces lieux. Si l’on en croit les statistiques de WordPress, je n’ai pas non plus eu des hordes de fans impatients venus quotidiennement vérifier s’il y avait enfin du nouveau, et c’est sans doute mieux ainsi. Car le fait est que depuis février 2021, lorsque j’annonçais la parution de mon roman « Mort et vie du sergent Trazom », il ne s’est presque rien passé pour moi, d’un point de vue littéraire s’entend. Pour être tout à fait clair : durant ces seize derniers mois, je n’ai rien publié, pas envoyé un seul texte au moindre éditeur, et quasiment rien écrit hormis une nouvelle et trois chapitres pour trois romans différents. Heureusement, comme il y a des éditeurs qui bossent même quand leurs auteurs sont en panne sèche, Nestiveqnen a fait paraître en fin d’année dernière les versions numériques de « Medieval Superheroes » et « Mort et vie du sergent Trazom », disponibles au format ePub notamment sur les sites de la Fnac et de l’éditeur. Cela me fait au moins un semblant d’actualités.

Vu que je suis ici pour parler de mes écrits et non de ma vie dont tout le monde se fiche bien, on passera pudiquement sur les événements personnels à l’origine de cette traversée du désert… Mais que l’on se rassure, en dépit des efforts acharnés de certaines belles âmes, je suis toujours vivant et toujours debout ; en revanche, ayant été contraint de réorganiser mon quotidien de A à Z, je n’y ai pas encore vraiment trouvé de place pour l’écriture. J’ai même envisagé de faire de grandes annonces, comme quoi j’arrêtais pour de bon, qu’après des années à trouver refuge dans mon imaginaire il était plus que temps de se confronter au monde extérieur, aussi sinistre soit-il… puis je me suis rendu compte que j’avais déjà officiellement notifié ma retraite en 2006 sur mon premier blog d’auteur (que les archéologues du Net parviendront peut-être un jour à exhumer !), avec le succès que l’on imagine. Bref, l’avenir nous dira comment tout cela va tourner, mais il n’est pas exclu, pour paraphraser le philosophe Roger Murtaugh, que je sois désormais trop vieux pour ces conneries.

Quoi qu’il en soit, il est peu probable que de nouvelles parutions soient révélées ces prochains mois. Aux quelques égarés qui liront ceci, je dis donc… à l’année prochaine, peut-être, pour un autre bilan ?

« Mort et vie du sergent Trazom » disponible en librairie

« Vous aimez Mozart ? » « Oui… C’est lequel ? » « Le dernier. »

Si comme Odile Deray vous aimez Mozart, bonne nouvelle ! C’est aujourd’hui que paraît « Mort et vie du sergent Trazom », qui avait fait l’objet d’une campagne de financement participatif il y a un peu plus d’un an. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, le roman est une uchronie dans laquelle j’imagine que Wolfgang Mozart, ne rencontrant aucun succès en tant que compositeur, est contraint de renoncer à sa carrière artistique et s’engage dans l’armée autrichienne… Il s’agit de ma sixième publication chez Nestiveqnen, et le premier roman depuis « Nadejda » en 2017.

Comme prévu, le roman est suivi d’une nouvelle elle aussi centrée sur le personnage de Mozart (mais dans un contexte très différent) : « Il menait le Chœur des Cieux », initialement publiée dans une anthologie des éditions Otherlands.

L’ouvrage comprend 240 pages et est disponible dans toutes les bonnes librairies, au prix de 18 euros.

La couverture du roman a été réalisée par Maxime Desmettre

Amazing beasts / Animaux fabuleux

Au début du mois est paru le neuvième numéro de la revue bilingue Fantasy Art & Studies, qui l’an dernier avait publié « La Dame au Lys » dans son numéro consacré aux mythes arthuriens. Cette fois il est question de grands habitués des récits de Fantasy : les animaux fabuleux. Ma propre contribution, une nouvelle intitulée « L’Or des Arismaspes », raconte la lutte entre un peuple légendaire de l’Antiquité (les Arimaspes, donc) et des créatures ailées gardiennes de trésors, quelque part en Asie Centrale. La revue est consultable gratuitement sur Calaméo et on peut en commander une version papier.

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La période étant propice aux bilans et aux projections, il faut dire qu’après une année 2020 assez peu palpitante, mes actualités risquent de se faire encore plus rares à l’avenir. En effet, hormis mon roman « Mort et vie du sergent Trazom » qui, jusqu’à preuve du contraire, devrait paraître en février prochain, je n’ai plus aucune publication en attente… une situation que je rencontre pour la première fois depuis quinze ans ! Cela me pendait au nez depuis un moment, ayant de plus en plus de mal à trouver des appels à textes intéressants : entre les thèmes peu inspirants, les supports de publication qui ne me conviennent pas, les éditeurs avec lesquels je n’ai pas envie de travailler… « L’Or des Arimaspes » est d’ailleurs ma seule nouvelle envoyée en 2020, à comparer avec le temps pas si lointain où j’envoyais une vingtaine de textes à autant d’éditeurs différents sur une seule année.

Si les mois qui viennent s’annoncent pauvres en publications, cela permettra de rattraper le retard sur les mises à jour de ce site : toutes les nouvelles parues en 2020, et certaines de la fin 2019, attendent encore leur fiche…

Les parutions de l’été

Conséquence d’un printemps où les éditeurs ont gelé leurs programmes pour les raisons que l’on sait, trois anthologies comptant l’un de mes textes au sommaire sont parues coup sur coup en ce début d’été.

Il y a d’abord « Dimension Sports & Loisirs », anthologie publiée par Rivière Blanche et dirigée par Sylvain Lamur, avec lequel j’avais déjà eu le plaisir de travailler dans le cadre de « Tisseurs de mondes » chez Arkuiris. Ce sera donc l’occasion de découvrir « Stade terminal », l’une de mes nouvelles les plus anciennes puisque ses premières versions datent d’il y a seize ans, et qui était restée inédite jusqu’à aujourd’hui. Dans la courte présentation qui précède le texte, il est dit qu’il s’agit d’un « fameux épisode du Nouveau Testament qui prend l’allure d’une finale de Ligue des Champions »… J’écrivais vraiment des trucs bizarres quand j’étais jeune !

On a ensuite l’anthologie « Realités Volume IV » chez Realities Inc., avec la nouvelle « Aubergiste, viens nous servir à boire », dont j’avais annoncé la parution en numérique au mois d’avril et qui, pour les inconditionnels du livre papier, est à présent disponible en version physique.

Enfin, je ne suis pas certain que l’ouvrage soit disponible pour le grand public au moment où j’écris ceci, mais comme je viens de recevoir mes exemplaires d’auteur de « L’heure des ombres », la sortie officielle doit être imminente. Cette anthologie dirigée par les étudiants en Édition de la Sorbonne aurait dû paraître au mois de mars, lors du Salon du Livre de Paris qui n’a pas eu lieu… Mais il semble qu’une large diffusion en librairie soit prévue pour compenser ce faux départ. En tout cas, pour l’avoir rapidement feuilleté, c’est un très bel ouvrage, agrémenté de nombreuses illustrations, avec un papier de qualité… Pour ce qui est de ma propre contribution,  il s’agit d’une courte nouvelle intitulée « Garde ton fil, prince » et qui, sans trop en révéler, donne un nouvel éclairage au mythe de Thésée et du Labyrinthe.

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Un petit mot pour finir, au sujet de « Mort et vie du sergent Trazom » : initialement prévue pour juin / juillet (et c’est d’ailleurs ainsi que le roman apparaît sur les différents sites marchands : « Paru le 3 juillet 2020 » !), la publication a d’abord été reportée à l’automne, et on s’oriente désormais plutôt vers le début de l’année prochaine… L’idée étant de sortir le roman dans de bonnes conditions, c’est-à-dire à une période où les libraires ne seront pas trop submergés par les nouveautés, comme c’est le cas actuellement et comme ça le sera cet automne avec la rentrée littéraire.

Réalités Volume IV

Un peu moins d’un an après « L’Empire de Marbre » dans l’excellente anthologie Europunk, j’ai le plaisir de publier une deuxième nouvelle chez Realities Inc. Le quatrième volume de la série d’anthologies Réalités vient en effet de paraître, avec au sommaire « Aubergiste, viens nous servir à boire », ainsi que neuf autres textes signés Nicolas Sick, Vincent T., Romain Jolly, Yann Quero, Wilfried Renaut, Gillian Brousse, Vivien Esnault, Camille Souribou et Hélène Duc… Le tout dirigé par Tesha Garisaki.

« Réalités Volume IV » est téléchargeable dès à présent auprès de toutes les librairies numériques, au prix réduit de 0,99 euro. Étant donné le contexte actuel, la parution papier qui aurait dû accompagner cette version numérique est évidemment remise à plus tard.

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Nouveautés en numérique chez Nestiveqnen

Alors que les maléfices de l’abominable Princesse Microbe se déchaînent sur le monde (et il semble que cette fois, aucun super-héros médiéval ne débarquera au 21ème siècle pour éradiquer l’épidémie), nous voilà donc cloîtrés chez nous… Une période propice à la lecture, et notamment à la lecture d’e-books puisque les portes des librairies sont actuellement fermées. Dans ce contexte particulier, les éditions Nestiveqnen étendent leur offre numérique en proposant sept nouveautés, dont mon roman « Nadejda » et mon recueil de nouvelles « Et tu la nommeras Kiev ». Ils rejoignent ainsi « Sans donjon ni dragon » déjà disponible aux formats pdf, epub et kindle depuis quelques années.

Pour le moment, « Nadejda » et « Et tu la nommeras Kiev » sont uniquement téléchargeables sur le site de Nestiveqnen, mais ils devraient bientôt être commercialisés par les principales librairies numériques.

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Une histoire d’Amour

Ces derniers jours, l’onglet « Romans et recueils » du site a connu de petites modifications : même si la parution n’aura lieu que dans trois mois, « Mort et vie du sergent Trazom » est remonté pour être mis au niveau des ouvrages publiés et non plus des inédits… Et surtout, cette liste compte désormais un nouveau titre. Un peu plus de deux ans après m’être lancé dans sa rédaction, j’ai en effet terminé « Jusqu’au fleuve du Dragon Noir ». Mine de rien, mettre le point final à un roman n’est pas si courant chez moi, il s’agit même d’un événement assez rare pour être signalé : la dernière fois, c’était il y a déjà quatre ans et demi, avec… « Mort et vie du sergent Trazom », justement.

Certains petits curieux ont peut-être entendu parler de mon projet farfelu de « western sibérien » : le voici donc ! Ce nouveau roman s’inscrit dans le contexte de l’exploration de la Sibérie par les cosaques au 17ème siècle, et je m’intéresse plus précisément au moment où, sur les rives du fleuve Amour, les Russes vont se heurter à l’empire chinois (le traité de Nertchinsk de 1689 est un élément central du récit). Le tout est raconté à la manière d’un western, en utilisant les principaux ingrédients du genre, car la conquête de l’Est par les Russes présente des similitudes frappantes avec la conquête de l’Ouest par les Américains deux siècles plus tard…

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(Source : Freeworldmaps)

Eh oui, après « Nadejda » et « Et tu la nommeras Kiev », c’est encore et toujours la Russie… Mais là je tourne la page, on ne devrait plus me revoir dans ces parages avant un long moment. Le programme d’écriture peut largement évoluer, mais au cours des années à venir il y aura très certainement de la Chine impériale, peut-être de la Grèce antique… On verra bien !

Retour aux affaires

Durant ce que l’on qualifiera pudiquement de « longue absence pour raisons de santé », le monde ne s’est pas arrêté de tourner, mon activité éditoriale non plus… Il s’est même passé pas mal de choses au cours de ces dernières semaines ; en voici l’essentiel :

– Il y a d’abord eu ma première parution de l’année, dès les premiers jours de 2020 : une nouvelle intitulée « Le lion noir et l’épervier », qui revisite le fameux dimanche de Bouvines, dans l’anthologie « Dimanches » éditée par Les Deux Crânes. Cette anthologie a la particularité de mélanger des textes d’auteurs contemporains et classiques. Ainsi, je pourrai désormais me vanter d’avoir partagé un sommaire avec Edgar Poe et Washington Irving !

– Toujours au mois de janvier, suite à la parution de l’anthologie « Chevaliers Errants », Mots & Légendes a publié sur son site une série d’interviews des auteurs ayant pris part à l’aventure. La mienne est disponible ici… Mais celles de mes petits camarades sont à lire également, toutes sont très intéressantes !

– Les éditions des Somnambules, constituées par les étudiants en master Création éditoriale à la Sorbonne, ont lancé une campagne Ulule pour l’anthologie « L’heure des ombres », projet auquel j’ai eu l’honneur d’être convié. La parution est prévue pour le mois de mars, à l’occasion du Salon du Livre de Paris.

– Et enfin, un grand merci à tous les contributeurs de la campagne Ulule des 25 ans de Nestiveqnen, grâce à qui « Mort et vie du sergent Trazom » pourra voir le jour. La parution aura lieu plus tôt que prévu, puisque le roman devrait être en librairie dès le mois de juin. La couverture vient d’être finalisée, et le résultat est superbe ! Elle est l’œuvre de Maxime Desmettre, qui avait déjà magnifiquement illustré « Sans donjon ni dragon ».

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Fantasy Art and Studies n°7

Éditée par l’association des Têtes Imaginaires, « Fantasy Art and Studies » est une revue bilingue, français / anglais, qui existe depuis l’an dernier. Les précédents numéros ont mis à l’honneur l’Imaginaire victorien, japonais ou scandinave… Le septième, tout récemment paru, est consacré au cycle arthurien : 122 pages d’articles, de fictions courtes, et même de bandes dessinées, sur ce vaste sujet. Je participe à ce numéro avec une nouvelle portant sur un personnage moins connu que les emblématiques Lancelot, Perceval ou Merlin : Elaine d’Astolat, « The Lady of Shalott », célébrée au 19ème siècle par Alfred Tennyson et les peintres préraphaélites puis, plus récemment, par Loreena McKennitt.

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On peut lire « La Dame au Lys » et les autres textes de ce septième numéro gratuitement en ligne ou en commandant la revue au format papier, au prix de 17,99 euros.