Si tous les rois de la terre

VampireNouvelle parue dans l’anthologie « Vampire malgré lui » aux éditions du Petit Caveau, décembre 2012

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon » aux éditions Nestiveqnen, mars 2016

Au Louvre, une toile représentant l’Empereur à Eylau rappelle à la princesse Caroline Bonaparte à quel point cette bataille fut une abominable boucherie… Dans le même temps, son époux le général Murat, gouverneur de Madrid, doit faire face à un soulèvement populaire qu’il réprime durement… Si l’épopée napoléonienne s’écrit dans le sang, n’y a-t-il pas à cela des causes d’ordre surnaturel ?

Cette nouvelle a été écrite durant l’été 2011, en vue de participer à l’appel à textes des éditions du Petit Caveau dont le but était de dépoussiérer le mythe du vampire. Il m’est rapidement venu l’image d’un champ de bataille hanté par des créatures de la nuit ; étant alors en plein dans la rédaction de « L’Ornithorynque de Bonaparte », le thème napoléonien s’est aussitôt imposé. Avec Eylau et la Guerre d’Espagne, je tenais mes boucheries… Ma bibliothèque déborde de romans et d’essais historiques consacrés à cette période, mes références pour cette nouvelle sont donc innombrables ; mais quiconque souhaitant en savoir davantage sur le soulèvement de Madrid en 1808 lira avec profit « Un jour de colère » d’Arturo Pérez-Reverte, plus connu pour son « Capitaine Alatriste ».

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Ne réveillez pas le cancre qui dort

EcoleNouvelle parue dans l’anthologie « L’École » aux éditions Parchemins & Traverses, décembre 2012

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Pour tout le personnel éducatif de l’école seigneuriale de Puits-en-Mluh, Alban Scalir n’est qu’un cancre, un bon-à-rien condamné par ses mauvais résultats scolaires à un avenir misérable. Lorsqu’un énième acte d’insubordination le fait exclure de l’établissement de manière définitive, il entraîne avec lui son éternel comparse. De retour sur les lieux de leur humiliation après de longues années, les deux anciens élèves auront l’occasion de montrer à tous qu’ils n’ont rien oublié…

Le thème de l’École proposé par Parchemins & Traverses pour constituer le sommaire de sa septième anthologie n’était sans doute pas le plus facile à traiter pour des auteurs de SFFF, mais je m’en suis finalement sorti sans trop de peine. Allez savoir pourquoi, je n’ai eu aucun mal à me mettre dans la peau de ces deux cancres remplis d’amertume et de rancœur envers le système éducatif… Écrite au printemps 2007, cette nouvelle a été envoyée dans la foulée à Parchemins & Traverses et sélectionnée par l’anthologiste, l’excellent Timothée Rey, dont je recommande tout particulièrement les Nouvelles du Tibbar : un régal d’inventivité ! L’écart important entre la date de rédaction et de sélection et celle de la publication n’est dû qu’à la temporalité particulière des anthologies Parchemins & Traverses, qui bien que produisant des ouvrages de grande qualité demeure un éditeur associatif et bénévole : les retards font partie du jeu, et l’on préfère généralement en rire !

Georges, le mystificateur de Dieu

PM15Nouvelle parue dans le fanzine Piments & Muscade n°15, mars 2012

La cité de Silène est en émoi : un terrifiant dragon a pris ses quartiers dans la région et, pour épargner les habitants, réclame le sacrifice d’une jeune princesse. Heureusement le vaillant chevalier Georges est de passage en ville. Tuer le dragon, sauver la fille, le scénario est rodé… trop bien rodé : et si tout cela n’était qu’un coup monté ?

Cette nouvelle a connu différentes versions avant celle qu’a publié le fanzine à tonalité érotique « Piments & Muscade ». Écrite durant l’été 2005, la première reposait presque exclusivement sur une idée que je trouvais excellente : l’association de deux filous, un chevalier et un dragon, allant de ville en ville pour berner les habitants, l’un jouant au monstre, l’autre au héros. J’ai été effondré en découvrant, quelques mois plus tard, que mon idée prétendument géniale avait déjà été exploitée dans le film « Cœur de dragon » de Rob Cohen. Cette nouvelle perdait alors une bonne part de son intérêt.

Je lui ai redonné une chance en 2011, à la faveur d’un appel à textes de « Piments & Muscade », sur le thème de l’amour courtois et de la chevalerie. Mon texte a été retravaillé en suivant deux axes principaux : accentuer le côté érotisme (même si celui-ci demeure finalement très léger) afin de coller à la ligne éditoriale du fanzine, et renforcer la tonalité médiévale grâce à des tournures de phrases et du vocabulaire d’époque, ou supposés tels. Au bout du compte la trame scénaristique involontairement copiée sur celle de « Cœur de dragon » demeure, mais elle n’est plus l’unique raison d’être de cette nouvelle.

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