Les vases de Soissons

MalédictionNouvelle parue dans l’anthologie « Malédiction » aux éditions Mots & Légendes, novembre 2017

Dans les rues de Soissons erre un étrange personnage qui n’a de cesse de visiter les antiquaires du centre-ville. Il est à la recherche du plus beau des vases, grâce auquel il espère lever une terrible malédiction pesant sur lui depuis des centaines d’années…

Étonnamment, bien qu’étant désormais l’auteur de plus de cent nouvelles, une seule d’entre elles se déroule dans ma région d’origine, et encore, il ne s’agit pas là de mon département de l’Oise mais des voisins de l’Aisne ! Celle-ci a été écrite en 2008 et est restée inédite jusqu’en 2017, lorsqu’elle a été publiée suite à l’appel à textes de Mots & Légendes sur le thème des malédictions. Cet « errant » dont j’ai fait le héros de ce texte, inspiré d’une figure historique connue de tous bien que vouée à demeurer anonyme, est un type de personnage récurrent dans mes écrits (toujours avec cette idée sous-jacente qu’une existence éternelle est un sort bien plus terrible que la mort) : par exemple, dans « Vingt-cinq millions de pardons », publié bien avant « Les vases de Soissons » mais écrit un an après, on rencontre le personnage de Jani Beg, condamné à une éternité d’errance pour avoir propagé la Peste Noire au 14ème siècle.

Il menait le Chœur des Cieux

SoundtracksNouvelle publiée dans l’anthologie « Soundtracks » aux éditions Otherlands, novembre 2017

Depuis son accession au Paradis, Wolfgang Mozart dirige le Chœur des Cieux, au sein duquel chantent les plus belles voix angéliques. La vie terrestre lui manque et il obtient le privilège de retourner chez lui. Mais le temps a passé, et la Vienne de 1945 n’a plus grand-chose à voir avec celle de 1791…

Cette nouvelle a la particularité d’avoir été entamée au début de l’année 2013 et terminée quatre ans plus tard. Je l’avais commencée alors que germait dans mon esprit ce qui deviendrait mon roman « Mort et vie du sergent Trazom » ; je n’ai eu aucun mal à écrire la première scène, qui présente Mozart dirigeant sa chorale céleste… et séché sur la suite, qui se déroule à Vienne dans les années 40, connaissant alors très mal cette période historique. Ce texte a donc rejoint le cimetière des projets avortés. Quatre ans plus tard, les choses avaient changé : ayant lu de nombreux livres sur le nazisme et la Seconde Guerre mondiale, j’avais enfin le bagage nécessaire pour écrire sur le sujet ; et comme dans le même temps Otherlands (qui avait précédemment publié « Le sourire triste de la Zeemeermin ») lançait un appel à textes sur le thème de la musique, l’occasion était toute trouvée pour reprendre cette nouvelle et enfin l’achever.

Alors qu’à l’heure actuelle « Mort et vie du sergent Trazom » est, hélas ! toujours inédit et sans doute pas près de trouver un éditeur, je peux me consoler en publiant un texte sur Mozart… et plus généralement, un texte où la musique tient une place importante, puisque ce n’est que la deuxième fois que cela m’arrive, après « Tout de suite après la pub, l’Apocalypse » paru dans « Sans donjon ni dragon ».

Coule, rivière Soukhman

200838Nouvelle parue dans l’anthologie « Au fil de l’eau », aux éditions ImaJ’nère, mars 2017

Rééditée dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev » aux éditions Nestiveqnen, septembre 2018

Au temps du grand-prince Vladimir, le vaillant Soukhman est l’un des plus grands défenseurs de la Sainte Russie. Sommé par son seigneur de prouver sa loyauté et la pureté de son cœur, il se voit chargé d’une mission : capturer un cygne blanc sans qu’une goutte de sang ne soit versée. Mais voici qu’une armée ennemie s’assemble sur les rives du Dniepr et menace la cité de Kiev…

Cette nouvelle a été écrite durant l’été 2007, à un moment où mon imagination me portait tout particulièrement vers la Russie médiévale ; une inclination qui devait aboutir quelques mois plus tard à la rédaction de mon roman « Nadejda ». Pour narrer l’histoire du chevalier Soukhman, je n’ai pas eu à inventer grand-chose : cette nouvelle est en réalité la réécriture d’une authentique byline, ces poèmes épiques russes dont il existe autant de versions que de conteurs… Avec « Coule, rivière Soukhman » je n’ai fait qu’ajouter ma propre pierre à l’édifice !

Après « Le rêve du pont Milvius » en 2016, j’avais à cœur de participer à l’anthologie 2017 de l’association ImaJn’ère portant sur le thème de l’Eau, et j’ai été ravi d’avoir un texte sélectionné pour la deuxième année de suite. Par une drôle de coïncidence, « Coule, rivière Soukhman » a été publié presque en même temps que « Nadejda », environ dix ans après leur écriture.