Medieval Superheroes

MSH

Roman paru en juin 2012 aux éditions Nestiveqnen

Disponible dans toutes les bonnes librairies au prix de 20 euros

Quand les super-héros médiévaux débarquent dans le Paris du XXIe siècle…

Nouvelle-Courbevoie, XXIe siècle – Orlando a tout quitté : son devoir de super-héros et son XIVe siècle natal. Il vend maintenant des pizzas en banlieue parisienne et se persuade qu’il n’aura jamais à retourner dans ce Moyen-Âge plein de maladies, de guerres et de gueuses.
Mais c’est sans compter sur ses anciens compagnons : les super-héros médiévaux, et sur le retour de la Peste Noire…

Avec huit pages d’illustrations en noir et blanc présentant les principaux super-héros du romans, réalisées par Alfonso Pardo Martinez.

Ce premier roman a été nommé au Prix Révélation Futuriales 2013.

Avis de lecteurs…

Pour une adaptation de super-héros à la française, c’est drôlement réussi puisqu’on y trouve tout ce qui fait le genre, avec juste la bonne dose d’humour pour rendre l’ensemble drôle… (Vert)

Alors si vous ne savez pas quoi lire cet été, que vous êtes en mal d’héroïsme patriotique et d’humour décapant, allez vite dans la librairie la plus proche et plongez-vous dans « Medieval Superheroes » : le super-roman de l’année ! (Books in Wonderland)

C’est rythmé, c’est drôle et nous avons en prime des illustrations des principaux super-héros qui jalonnent le récit… (Allan, Fantastinet)

Un roman atypique, un mélange des genres qui explose les codes, manie l’ironie dramatique avec brio et s’amuse autant avec les clichés qu’avec les jeux de mots… (Plumes Sauvages)

Pas besoin d’être un geek ou un fan de comics pour plonger avec plaisir dans cet univers complètement décalé… (Julie)

Un roman d’aventure à la fois déjanté et fort en nombreuses références culturelles (en particulier pour la génération X)… (Glow)

J’ai passé un très bon moment, piqué quelques fous rires, et au final, le livre n’aura même pas tenu la semaine. Le style est efficace, les références nombreuses… (Cendre)

Ce livre est un coup de cœur. J’y ai trouvé ce que j’attendais : de l’humour, de l’aventure, des héros attachants et l’histoire est truffée de références pas seulement réservées aux geeks, et ce du début à la fin… (Aeyrine)

L’histoire est agréable et les personnages attachants… (La Rainbowthèque)

Un roman drôle, bourré de clins d’oeil et qui plaira à plus d’un lecteur ! (Louve)

Moment de franche rigolade assuré. Tout bonnement génial ! (Laulautte)

Se lit agréablement, l’histoire est sympathique, drôle, rythmée… (Titans Culture HeroGeek, sur Youtube)

Un court extrait du roman…

Malgré des années passées à servir la communauté en tenue moulante de couleur bleu nuit, si possible en errant sur les toits de la cité endormie, Patrick Royan n’avait jamais approché de super-héros. Certes, ses collègues et lui s’estimaient comme tels. Mais nul n’ignorait que, techniquement parlant, ils n’en étaient pas : leurs pouvoirs étaient insuffisants pour faire face aux situations dangereuses, aussi se voyaient-ils parfois contraints de suspendre la traque d’une bande de malfrats lourdement armés pour aider une personne âgée à traverser la route. Ce n’était pas moins valorisant à leurs yeux. Faire preuve de civisme et d’altruisme était le premier commandement du super-héros. On pouvait simplement faire remarquer aux membres de la SJNC que, dans de telles conditions, le costume et l’insigne étaient dispensables. Ce à quoi Patrick Royan, alias Corporal Integrity, rétorquerait qu’il faut toujours se tenir prêt dans l’éventualité d’une opération d’envergure. C’était d’ailleurs après cela qu’ils couraient depuis les révélations d’Ariane Poivre-Pottier, alias Secretaria. Il ne restait plus qu’à mettre le processus en route, et pour cela, quoi de mieux que de se reposer sur l’expérience de véritables super-héros ?

Les membres de la SJNC n’en avaient d’abord pas cru un mot. Ce n’était pas possible, Brise de Lotus Adamantin avait dû être abusée par un petit plaisantin… Un archer doté de super-pouvoirs flanqué d’une acolyte tout aussi douée, cela n’existait que dans les comics ! Pourtant, dès leur première entrevue, Patrick avait dû se rendre à l’évidence : cet homme qui se présentait sous le nom de RainBow n’était pas un énième cinglé se prenant pour le fils caché de Green Arrow et Black Canary. Non ! Cet homme était un super-héros. Le super-héros par excellence, celui qui permettrait à sa modeste association de prendre une nouvelle dimension. Il était celui dont ils avaient besoin pour contrecarrer les plans machiavéliques de…

« Jean-Paul IV ? s’écria RainBow. Le pape en personne ? Vous êtes en train de me dire que le Très Saint-Père, l’héritier de Saint Pierre et de notre bon Clément le sixième, complote pour faire s’abattre sur la France une épidémie mortelle ?

— Sur la France, puis sur la Terre entière. Bien que la métropole parisienne soit le principal théâtre des opérations, il n’en restera pas là. L’ambition de cet homme est démesurée. Il avait promis lors de son élection de faire augmenter le pourcentage de croyants sur les cinq continents, en rognant tant sur les religions concurrentes que sur l’athéisme. S’il a décidé de changer son fusil d’épaule pour finalement détruire la planète, il le fera, soyez-en assuré, monsieur RainBow. »

L’archer prit le temps d’assimiler toutes ces informations. À ses côtés se tenait La Chouette, debout comme lui devant un auditoire composé d’une dizaine d’hommes et de femmes : les membres de la SJNC. Patrick avait pris soin de leur présenter tous ses fidèles compagnons, des gens qui croyaient assez en lui pour sacrifier leurs loisirs et leur vie privée sur l’autel du super-héroïsme amateur. Il y avait là, les yeux rivés sur RainBow et La Chouette, des gens d’apparence tout à fait ordinaire mais qui ne tarderaient guère à endosser l’identité de Whipgirl, Brise de Lotus Adamantin, Secretaria, Palsecam, Dame Patriote, BlitzNurse, Monsieur Meuble et l’Auriculaire. Tous étaient conquis par la prestance de l’archer médiéval. Presque tous…

« Ce n’est pas un duo de super-héros, même assez fortiches pour tirer dans les coins ou clouer une blatte à cinquante mètres, qui va nous permettre de stopper les agissements du pape et des labos pharmaceutiques. »

(Extrait du chapitre onze, pages 144-145)