Les fils du héros

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

La vaste plaine bordant le fleuve Borysthène est le domaine de la reine Echidna, femme-serpent née d’une divinité marine. Elle-même a trois fils, habiles à l’arc et bons cavaliers : Agathyrsos, Gélonos et Skythès. L’un de ces jeunes hommes est promis à une grande destinée, car dans ses veines coule le sang d’un des plus célèbres héros grecs…

Le rêve du pont Milvius

AntiquideesNouvelle parue dans l’anthologie « Antiqu’idées » aux éditions ImaJ’nère, juin 2016

À Paris, au quatorzième siècle de l’Hégire, un journaliste va interviewer Mohammed Jassim, l’auteur d’un roman uchronique intitulé « Le rêve du pont Milvius ». L’écrivain a imaginé un monde où l’islam aurait été gêné dans sa progression par une modeste secte juive : le christianisme, devenu religion dominante en Occident suite à la conversion de l’empereur Constantin…

J’ai écrit cette nouvelle au début de l’année 2010, suite à ma lecture de « Quand notre monde est devenu chrétien », de Paul Veyne : un essai historique passionnant, qui revient sur les premiers temps du christianisme, et notamment sur l’instant décisif que constitua la conversion de Constantin en 312. Et si l’empereur n’avait pas fait de sa nouvelle religion le culte officiel… Quelle direction aurait pris l’histoire du monde ? Ces réflexions ont abouti à mon « Rêve du pont Milvius », qui présente une uchronie dans l’uchronie. Cela surprendra sans doute les lecteurs qui ont automatiquement pensé à Dick, mais je n’ai jamais lu « Le maître du Haut-Château », ni aucun autre texte utilisant ce procédé.

J’avais plus ou moins oublié « Le rêve du pont Milvius » jusqu’à ce que l’association angevine ImaJn’ère lance en 2015 un appel à textes sur un thème qui ne pouvait qu’attirer mon attention : l’Antiquité… Au vu des réactions enthousiastes des premiers lecteurs, j’ai bien fait de choisir cette nouvelle plutôt qu’une autre parmi mon abondante production liée à cette période historique qui m’a toujours inspiré.

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D’Ur, de Memphis et de Sodome

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Alors qu’ils font route vers le village de Bethléem où les attend un nouveau-né voué à changer la face du monde, trois Mages venus d’Orient s’égarent de nuit dans d’inquiétantes ruines. Quelle est donc cette cité morte ? Et qui sont ses mystérieux habitants ?

Cette nouvelle a été écrite fin 2012, dans l’optique de répondre à l’appel à textes des éditions Argemmios consacré aux mythes du Croissant Fertile. Cela faisait quelque temps que j’avais envie de mettre en scène les Rois Mages dans l’un de mes écrits. Mais comment trouver un angle d’approche original sur des personnages dont le rôle semble à ce point figé ? L’exemple à suivre m’a été donné par Michel Tournier, qui dans son roman « Gaspard, Melchior et Balthazar », a su revisiter de manière magistrale le mythe. J’ai donc osé, à mon tour, créer mes propres Rois Mages qui, je l’espère, surprendront le lecteur. Et si « D’Ur, de Memphis et de Sodome » n’a finalement pas été retenue pour figurer dans l’anthologie à laquelle elle était destinée, cela m’a permis de lui offrir une place parmi les nouvelles inédites de mon recueil « Sans Donjon ni Dragon ».

Rends-moi mes légions

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon » aux éditions Nestiveqnen, mars 2016

Fort de ses trois légions, le général Varus pense qu’il n’aura aucun mal à soumettre au nom du César Auguste les pays barbares au-delà du Rhin. Il peut en outre compter sur l’appui de guerriers autochtones, et notamment le vaillant Arminius, fils du roi des Chérusques… Mais en cas de trahison les conséquences seront dramatiques, et les fantômes romains erreront nombreux dans les impénétrables forêts de Germanie…

L’anéantissement des trois légions de Varus dans la forêt de Teutoburg, en l’an 9 de notre ère, est l’un des événements les plus tragiques de l’histoire romaine. Quand j’ai écrit cette nouvelle, au printemps 2009, j’ai fait en sorte de rester fidèle à ce que l’on connait de la réalité historique, même si je n’ai pas fait l’économie d’une conclusion empreinte de fantastique… de la même manière que Fabien Clavel, dans son roman « Furor » paru en 2012, a ajouté une touche de science-fiction au récit de cette même bataille.

« Rends-moi mes légions » est une nouvelle à laquelle je suis très attaché, peut-être parce que le massacre de Teutoburg est un événement historique qui me fascine tout particulièrement depuis des années. J’ai donc plusieurs fois essayé de « caser » cette nouvelle ici ou là, malheureusement sans succès… Je suis ravi qu’elle ait enfin pu trouver sa place parmi les inédits de « Sans Donjon ni Dragon ».

Service après-vente au Golgotha

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Sous les noms de Joseph et Nicodème, prétendus notables de Jérusalem, se cachent en réalité deux voyageurs temporels chargés d’assurer le service après-vente de leurs « Sujets » : des androïdes disséminés dans toutes les époques historiques. Cette fois la mission s’annonce compliquée, car il s’agit d’opérer une réparation sur le Sujet 1NR1, qui vient d’être crucifié tel un vulgaire criminel sur la colline du Golgotha…

Cette nouvelle a été écrite au printemps 2010, une période très prolifique durant laquelle j’enchainais les textes, si bien que j’ai oublié comment m’est venue l’idée de ce Jésus androïde. J’avais sans doute besoin de souffler un peu entre deux nouvelles plus sérieuses… Mais si je n’ai pas eu besoin de me documenter pour tout ce qui avait trait à la Crucifixion, il n’en était pas de même pour le versant science-fictif de ce texte : ne connaissant pas grand-chose aux robots, aux androïdes et autres cyborgs, je me suis penché sur la littérature liée à ce sujet, découvrant à cette occasion « Le dernier de son espèce », un roman magnifique et malheureusement assez méconnu d’Andreas Eschbach… lequel a par ailleurs publié « Jésus Vidéo » (que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire), une histoire de voyage temporel au temps du Christ. La boucle est ainsi bouclée !

« Service après-vente au Golgotha » n’a pas été écrit en vue de répondre à un appel à textes, et est donc resté inédit jusqu’à sa parution dans « Sans Donjon ni Dragon ».

Geneviève versus Attila

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

En l’an 451, l’infâme GodScourge s’est lancé à la tête de ses armées dans une campagne de destruction à travers la Gaule, affaiblie par une administration romaine qui ne contrôle plus grand-chose. Heureusement le peuple de Paris peut compter sur sa protectrice : WonderGen, une religieuse aux dons extraordinaires, qui seule semble être en mesure de repousser la menace des Huns…

L’étrange volte-face d’Attila devant Paris a été à l’origine de nombreuses légendes, toutes mettant en scène l’intervention miraculeuse de Geneviève, canonisée par la suite. Et si l’opposition entre le conquérant Hun et la jeune Parisienne avait été un duel de super-héros ? La parenté de cette nouvelle avec « Nous nous battrons donc à l’ombre » et « Medieval Superheroes » est évidente, et tout à fait assumée. Je m’étais tellement amusé en écrivant ces deux textes que j’ai continué dans cette veine un an après ; je n’ai d’ailleurs pas réellement cherché à faire publier « Geneviève versus Attila » jusqu’à ce que l’éditeur de « Medieval Superheroes » sélectionne cette nouvelle pour figurer au sommaire de « Sans Donjon ni Dragon ».

 

Boire l’éternel oubli

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Au cours d’un voyage en Grèce, un jeune Français s’égare dans les montagnes de Béotie. On prétend qu’à cet endroit coule le Léthé, le fleuve de l’Oubli. Lorsqu’il croise la route d’une étrange jeune fille qui semble surgie de l’Antiquité, notre héros s’aperçoit qu’en Grèce les anciens mythes appartiennent peut-être encore à la réalité…

Cela faisait un certain temps que j’avais envie d’écrire une nouvelle mettant en scène les Danaïdes, ces cinquante sœurs condamnées à remplir un tonneau sans fond pour avoir assassiné leur époux, mais je ne trouvais pas d’angle d’approche satisfaisant. En 2012 je suis tombé par hasard sur « Aux portes des Enfers » d’Alain Nadaud, une lecture très intéressante qui m’a donné à la fois le cadre de mon histoire (la Béotie où coule une rivière assimilée au Léthé) et son titre, qui est une citation de « L’Enéide » dans son édition de 1825 ; comme dernier ingrédient j’ai ajouté le Chateaubriand de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem qui en est devenu le narrateur. Achevée durant l’été 2013, cette nouvelle n’avait jamais été proposée à aucun éditeur avant d’être sélectionnée pour faire partie de « Sans Donjon ni Dragon ».

Le Trembleur

AOC37Nouvelle parue dans le fanzine Aventures Oniriques et Compagnie n°37, juillet 2015

Les Spartiates du roi Léonidas ont résisté courageusement mais ont fini par succomber face à l’armée perse. Un seul guerrier a survécu au massacre des Thermopyles : Aristodémos, qui a abandonné ses camarades et fui le champ de bataille. Mais comment continuer à vivre avec le poids de la culpabilité ?

Avec cette nouvelle écrite entre décembre 2007 et janvier 2008, ce n’est ni la première ni la dernière fois que mon imagination me pousse du côté des affrontements entre Grecs et Perses connus sous le nom de Guerres Médiques. L’inspiration m’est directement venue de la source la plus importante sur le sujet : Hérodote qui, dans le septième livre de « l’Enquête », évoque en quelques lignes Aristodémos de Sparte. Je n’ai fait qu’extrapoler à partir du récit d’Hérodote, inventant ce qui avait pu lui arriver entre sa dérobade aux Thermopyles et sa mort glorieuse, un an plus tard, lors de la bataille de Platées.

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L’envol du cygne jaune

CygnejauneNouvelle parue en numérique aux éditions Voy’el, avril 2015
Rééditée dans l’anthologie « Sur les ailes de l’Imaginaire » aux éditions Voy’el, juin 2015

Le Fils du Corbeau, seigneur des steppes, a souhaité la paix avec le Fils du Ciel. Pour sceller celle-ci, l’Empereur de Chine lui offre un présent inestimable : la main de sa nièce. Mais la belle Liu Xijun, devenue Dame de la main droite, ne peut oublier son pays natal. Alors qu’elle la regarde dépérir, la vieille sorcière au service du roi sait qu’un jour, elle devra peut-être agir…

Voilà un texte particulièrement important pour moi, à plus d’un titre.

Quand je l’ai écrit, durant l’été 2009, c’était la première fois que ma plume allait s’égarer du côté de la Chine. À cette époque mes lectures commençaient à me pousser vers l’Orient, le long de la Route de la Soie. Ainsi « L’envol du cygne jaune » doit-il beaucoup au livre de Edith et François-Bernard Huyghe, « La route de la soie ou les empires du mirage » : j’y ai rencontré le personnage bien réel de Liu Xijun, princesse chinoise mariée de force à un roi barbare ; en poussant plus loin mes recherches, j’ai beaucoup appris sur les différentes peuplades des steppes d’Asie Centrale et sur la pratique du « heqin », ces mariages diplomatiques qui concernèrent des centaines de jeunes filles issues des dynasties impériales successives.

SurlesailesTrois ans plus tard, j’ai envoyé cette nouvelle aux éditions Voy’el. Elle a été refusée pour une très bonne raison : elle collait finalement assez mal au thème de l’appel à textes, je le reconnais… En revanche l’anthologiste m’a proposé de la publier en numérique, dans le cadre le collection E-Courts. Un peu réticent vis-à-vis du format numérique, j’ai néanmoins accepté l’offre et je ne l’ai pas regretté un seul instant ! L’aventure s’est d’ailleurs poursuivie au format papier, puisque la nouvelle a ensuite été au sommaire de l’anthologie « Sur les ailes de l’Imaginaire » réunissant toutes les publications de la collection numérique des éditions Voy’el.

Et ce n’est peut-être pas tout : il se murmure dans les milieux bien informés que l’auteur de « L’envol du cygne jaune » serait actuellement en train de reprendre cette histoire et ces personnages pour en faire un roman…

 

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Le roi de la Mer Orientale et le prince de Chine

VoyelAsieNouvelle parue dans l’anthologie « De la corne du Kirin aux ailes du Fenghuang » aux éditions Voy’el, avril 2015

Obsédé par la quête de la vie éternelle, l’Empereur de Chine prend la tête d’une flotte de trois jonques à destination de Fusang, l’Archipel des Immortels. Mais une telle expédition n’est pas sans danger : sous les flots vert émeraude de la Mer Orientale demeure le vénérable Ao Guang, le roi-dragon, maître des vagues et de la pluie…

J’ai écrit cette nouvelle au printemps 2013, suite à ma lecture de « Le premier empereur de Chine » de Jonathan Clements, une biographie de Qin Shi Huangdi, qui unifia la Chine et dirigea le pays d’une main de fer au 3ème siècle avant notre ère. L’épisode historiquement attesté de sa folle quête de l’immortalité m’a immédiatement donné envie d’écrire à ce sujet ; j’ai néanmoins gardé l’idée dans un coin de ma tête durant quelques mois, ne passant à l’acte qu’à la faveur de l’appel à textes des éditions Voy’el sur le thème des créatures mythiques d’Asie : le dragon maritime des légendes chinoises s’est ainsi mêlé à l’Histoire antique…