Le Trembleur

AOC37Nouvelle parue dans le fanzine Aventures Oniriques et Compagnie n°37, juillet 2015

Les Spartiates du roi Léonidas ont résisté courageusement mais ont fini par succomber face à l’armée perse. Un seul guerrier a survécu au massacre des Thermopyles : Aristodémos, qui a abandonné ses camarades et fui le champ de bataille. Mais comment continuer à vivre avec le poids de la culpabilité ?

Avec cette nouvelle écrite entre décembre 2007 et janvier 2008, ce n’est ni la première ni la dernière fois que mon imagination me pousse du côté des affrontements entre Grecs et Perses connus sous le nom de Guerres Médiques. L’inspiration m’est directement venue de la source la plus importante sur le sujet : Hérodote qui, dans le septième livre de « l’Enquête », évoque en quelques lignes Aristodémos de Sparte. Je n’ai fait qu’extrapoler à partir du récit d’Hérodote, inventant ce qui avait pu lui arriver entre sa dérobade aux Thermopyles et sa mort glorieuse, un an plus tard, lors de la bataille de Platées.

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Vingt-cinq millions de pardons

AOC16_couverture.qxdNouvelle parue dans le fanzine Aventures Oniriques et Compagnie n°16, juillet 2010

Rééditée dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev » aux éditions Nestiveqnen, septembre 2018

Feodossia est une cité balnéaire sur les bords de la Mer Noire, tranquille et sans histoires. Mais quand un certain Jani Beg se présente au guichet de la poste avec des dizaines de colis à envoyer aux quatre coins de l’Europe, un passé douloureux resurgit : au Moyen-Âge, Feodossia était une colonie génoise d’où partit une épidémie qui devait tuer vingt-cinq millions d’Européens…

La Peste Noire était déjà au cœur de mon roman « Medieval Superheroes », mais pour cette nouvelle je suis revenu aux origines de l’épidémie : en 1345, le khan de la Horde d’Or fit catapulter des cadavres infectés par-dessus les murailles d’une cité qui résistait à ses armées ; de là, des marins génois ramenèrent la maladie en Europe avec les conséquences que l’on sait… J’ai alors imaginé que ce chef mongol, coupable d’avoir causé la mort de millions de personnes, était incapable de trouver le repos depuis des siècles, et qu’il lui fallait revenir sur les lieux de son crime. Cette nouvelle a été écrite durant l’été 2009 et proposée dans la foulée à Présences d’Esprits, qui l’a acceptée. Il s’agissait alors de ma première publication dans la revue AOC, avant « Le Trembleur » quelques années plus tard.