Que jeunesse se passe

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Rééditée dans l’anthologie « Souvenirs du Futur » aux éditions des Artistes Fous Associés, mars 2019

Habile monte-en-l’air, Demian et sa complice Lioudmila opèrent dans les quartiers riches de la Grande Novgorod, dépouillant les notables de leurs biens de valeur. Un soir, un cambriolage qui a failli mal tourner leur offre un objet surprenant : un miroir en apparence anodin, mais doté de pouvoirs qui vont mettre à mal les certitudes du jeune voleur…

CVT_Souvenirs-du-Futur_3907Écrite au cours du printemps 2006, cette nouvelle est longtemps restée inédite, avant d’être largement remaniée près de dix ans plus tard, le contexte de fantasy classique étant alors remplacé par celui de la Russie médiévale. C’est cette version finale qui a été envoyée en 2016 aux Éditions des Artistes Fous, suite à un appel à textes sur le thème, toujours riche en possibilités, du Temps. Elle a été acceptée pour publication dans la foulée… Puis une faille spatiotemporelle s’est ouverte, mon projet de recueil russe « Et tu la nommeras Kiev » a été lancé et « Que jeunesse se passe », se déroulant dans la cité marchande de Novgorod, y a logiquement été intégrée. Les aléas éditoriaux ont fait que la première publication de cette nouvelle a eu lieu chez Nestiveqnen, quelques mois, donc, avant sa « réédition » chez les Artistes Fous qui l’avaient sélectionnée en premier lieu.

Avis de lecteurs…

Une chouette histoire, bien construite… (Dominique Lémuri)

La narration était agréable… (Le Chien Critique)

 

Le moine copiste et la Blanche-Face

mortsNouvelle parue dans l’anthologie « Morts » aux éditions des Artistes Fous Associés, octobre 2016

Au cœur d’une abbaye perdue dans les montagnes, le frère Aubin s’est attelé à une tâche qui lui prend la majeure partie de son temps : recopier et enluminer une Bible qui, dans ce monde ravagé par la Grande Hécatombe, n’existe plus qu’en un unique exemplaire. Alors que le point final approche, un visiteur inattendu pénètre dans son scriptorium ; laissera-t-on au moine la possibilité d’achever le travail d’une vie ?

Les premières versions de cette nouvelle sont si anciennes que, depuis le temps, j’ai oublié dans quelles circonstances m’est venue en tête l’histoire de ce moine obsédé par le livre qu’il est chargé de copier. L’ambiance générale doit sans doute beaucoup à ma lecture du Nom de la Rose ; quant à l’abnégation du frère Aubin, elle est finalement à rapprocher d’un sentiment personnel, que j’imagine commun à de nombreux auteurs : depuis que j’écris, je songe toujours au fait que je n’ai pas le droit de mourir tant que je n’aurai pas terminé d’écrire le roman / la nouvelle qui m’occupe actuellement… et ensuite, on verra bien !

Il s’est écoulé douze ans entre la rédaction de « Le copiste et la mort » — le premier titre de cette nouvelle — et sa publication. Elle a connu de nombreuses petites retouches au fil du temps, notamment en changeant quelque peu de contexte, passant du pur fantastique à un univers post-apocalyptique tout juste suggéré. Avant d’être acceptée par les Artistes Fous dans sa forme définitive, cette nouvelle a vu ses premières moutures refusées par un éditeur en 2006, puis par un autre en 2008… Deux maisons d’édition qui, entretemps, ont malheureusement été rattrapées par la Grande Faucheuse.