Le Chevalier Gris

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Nul ne connaît son vrai nom : pour tout le monde, il est le Chevalier Gris, pas assez vil pour être noir, pas assez pur pour être blanc. Depuis de nombreuses années il court les routes de Russie, vendant sa lame au plus offrant, sans trop se soucier du bien ou du mal, de la justice ou du déshonneur. Alors qu’il est de passage dans le quartier portuaire du Podol, à Kiev, une rencontre inattendue permettra, peut-être, au guerrier errant de faire la paix avec lui-même…

Hartush, le dernier mâle

hiver_couv_mNouvelle parue dans l’anthologie numérique « Hiver » aux Éditions Secrètes, décembre 2016

Maîtresses de l’immensité des steppes, les femmes n’ont besoin des hommes que pour assurer la fonction de reproducteur. Damla a mis la main sur l’un de ces précieux mâles. Elle compte bien le voir triompher dans l’arène lorsque viendra le temps de désigner le plus fort des hommes, seul digne de perpétuer la race des cavalières de la plaine…

Même si le nom « d’Amazones » n’est jamais mentionné dans ce texte, c’est bien d’elles dont il s’agit ici. Je ne suis pas le premier auteur et ne serai pas le dernier à écrire sur ces légendaires femmes guerrières, aussi effrayantes que fascinantes, ayant créé une société sans hommes ! Ceux qui après avoir lu « Hartush, le dernier mâle » liront mon roman « Nadejda » pourront d’ailleurs y retrouver des éléments similaires : Damla et ses compagnes sont de proches cousines de Zlatygorka, la reine de la Mer Noire…

Tout comme ma précédente parution « Le moine copiste et la Blanche-Face », douze ans se sont écoulés entre la rédaction de « Hartush, le dernier mâle » et sa publication. De même, cette nouvelle a été refusée par deux éditeurs avant d’être acceptée par les Éditions Secrètes dans le cadre d’un appel à textes sur le thème de l’Hiver. Étrangement, les premières versions présentaient un univers aride et chaud, une steppe aux herbes brûlées par un soleil impitoyable ; la saison froide ne s’est invitée que lors de l’ultime remaniement et me semble désormais couler de source, tant l’atmosphère hivernale est parfaitement adaptée aux événements narrés. J’aime quand un appel à textes me donne ainsi l’opportunité non seulement de « recycler » un ancien texte autrement voué à l’oubli, mais aussi et surtout de le retravailler de manière à le rendre plus cohérent et plus abouti.

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Le moine copiste et la Blanche-Face

mortsNouvelle parue dans l’anthologie « Morts » aux éditions des Artistes Fous Associés, octobre 2016

Au cœur d’une abbaye perdue dans les montagnes, le frère Aubin s’est attelé à une tâche qui lui prend la majeure partie de son temps : recopier et enluminer une Bible qui, dans ce monde ravagé par la Grande Hécatombe, n’existe plus qu’en un unique exemplaire. Alors que le point final approche, un visiteur inattendu pénètre dans son scriptorium ; laissera-t-on au moine la possibilité d’achever le travail d’une vie ?

Les premières versions de cette nouvelle sont si anciennes que, depuis le temps, j’ai oublié dans quelles circonstances m’est venue en tête l’histoire de ce moine obsédé par le livre qu’il est chargé de copier. L’ambiance générale doit sans doute beaucoup à ma lecture du Nom de la Rose ; quant à l’abnégation du frère Aubin, elle est finalement à rapprocher d’un sentiment personnel, que j’imagine commun à de nombreux auteurs : depuis que j’écris, je songe toujours au fait que je n’ai pas le droit de mourir tant que je n’aurai pas terminé d’écrire le roman / la nouvelle qui m’occupe actuellement… et ensuite, on verra bien !

Il s’est écoulé douze ans entre la rédaction de « Le copiste et la mort » — le premier titre de cette nouvelle — et sa publication. Elle a connu de nombreuses petites retouches au fil du temps, notamment en changeant quelque peu de contexte, passant du pur fantastique à un univers post-apocalyptique tout juste suggéré. Avant d’être acceptée par les Artistes Fous dans sa forme définitive, cette nouvelle a vu ses premières moutures refusées par un éditeur en 2006, puis par un autre en 2008… Deux maisons d’édition qui, entretemps, ont malheureusement été rattrapées par la Grande Faucheuse.

Le Vengeur du peuple

PhobieNouvelle parue dans l’anthologie « Jusqu’ici tout va bien » aux éditions Antidata, novembre 2013

Dans la cité de Hön, la famille Glazhirej préside aux exécutions capitales depuis des générations. Une banale pendaison va donner au père, Samson, l’occasion de donner quelques responsabilités à son fils Henry, avant de le laisser voler de ses propres ailes… Mais comment assumer la succession quand on souffre secrètement d’une phobie incompatible avec la fonction de bourreau ?

Cette nouvelle est l’une des premières que j’ai écrites, puisqu’elle l’a été en 2004. L’idée de raconter les mésaventures d’une famille d’exécuteurs publics m’est venue grâce à un appel à textes de Parchemins & Traverses sur le thème des bourreaux… auquel je n’ai finalement pas participé, je ne me souviens plus pour quelle raison. « Le Vengeur du peuple » est donc resté dans mes tiroirs jusqu’en 2013, quand un appel à textes d’Antidata (éditeur de nouvelles que je découvrais alors) m’a donné envie de le remanier en y intégrant l’élément qui est désormais au cœur du récit : l’hématophobie, ou peur du sang.

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Chasse à l’homme !

eclatsdereves9Nouvelle parue dans le fanzine Éclats de Rêves n°9, septembre 2006

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Le Clan de la Forêt n’en peut plus : leur encombrant voisin a encore fait des siennes. Cette fois c’est au tour de l’aîné des fils d’Argho de finir découpé en morceaux par l’épée du monstre… Il faut agir, et même si le chef Vohr sait à quel point il est difficile de coordonner les actions d’une bande de trolls, tous doivent se préparer du mieux qu’ils le peuvent pour la chasse à l’homme…

Écrite en 2004, cette nouvelle est la plus ancienne parmi celles figurant au sommaire de « Sans Donjon ni Dragon » ; elle était en outre, lors de sa parution dans le fanzine « Éclats de Rêves » en 2006, ma deuxième publication seulement, après « Il faut détruire Ujj » l’année précédente. Inutile de chercher des réflexions profondes et des messages subtils dans « Chasse à l’homme ! », qui n’a d’autre finalité que le plaisir de retourner une situation habituelle de la fantasy épique, et notamment du jeu de rôle : ici les monstres ne sont pas ceux que l’on croit !

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