Tout de suite après la pub, l’Apocalypse

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon » aux éditions Nestiveqnen, mars 2016

FM7 est une petite station de radio locale qui diffuse du rock jusqu’au bout de la nuit. Mickaël est aux commandes, Delphine tient le standard. Un appel téléphonique vient bouleverser leur routine : d’après le dénommé Jean, l’Apocalypse est imminente. Pour les auditeurs, les classiques des Doors ou de Led Zeppelin deviennent alors l’unique point de repère dans un monde en perdition…

Restée inédite jusqu’à sa publication dans « Sans Donjon ni Dragon », cette nouvelle fait partie de mes premiers écrits puisqu’elle date du printemps 2005. Étrangement, ce qui a donné l’impulsion à son écriture est la lecture d’une quatrième de couverture d’un roman de science-fiction : « Wonderful » de David Calvo, qui commence par la phrase « Vous écoutez Blue FM et demain matin c’est la fin du monde ». Intrigué, j’ai acheté ce roman, mais je ne l’ai lu qu’après avoir achevé la rédaction de « Toute de suite après la pub, l’Apocalypse »… qui, au bout du compte, ne ressemble en rien au roman de David Calvo. On notera qu’en plus d’être l’un de mes rares textes à se situer dans un contexte moderne, rempli de références actuelles, il est quasiment le seul à donner une telle importance à la musique. L’autre exemple étant « Mort et vie du sergent Trazom », écrit dix ans plus tard… peut-être la preuve que j’ai bel et bien vieilli, il ne s’agit plus de rock mais de classique !

Le Cueilleur de morts

EndessousNouvelle parue dans l’anthologie « En dessous » aux éditions Parchemins & Traverses, avril 2014

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Anguta est le Cueilleur de morts, le passeur chargé de convoyer les âmes des défunts jusqu’au seuil d’Adlivun, l’au-delà du peuple inuit. Depuis des temps immémoriaux il accomplit sa tâche, réceptionnant les offrandes des défunts et pagayant sans trêve ni repos. Mais les bouleversements survenus à la surface risquent d’avoir des répercussions sur le monde souterrain…

Voilà une nouvelle dont la rédaction n’a pas été un long fleuve tranquille ! De multiples remaniements ont eu lieu entre la rédaction de la première version en 2005 (qui portait un tout autre titre et ne traitait même pas de la mythologie inuit !) et la publication de la version définitive neuf ans plus tard. Entre temps était passé l’appel à textes des éditions Argemmios consacré aux mythes amérindiens, qui m’a incité à troquer mon Charon initial contre un Anguta inuit, puis l’important travail éditorial effectué sous la férule d’Estelle Faye une fois cette nouvelle sélectionnée par Parchemins & Traverses. « Le Cueilleur de morts » m’aura donné pas mal de fil à retordre mais je suis très satisfait du résultat final. Ce récit de fin d’un monde concluait l’anthologie « En dessous » et clôt également « Sans Donjon ni Dragon ».

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Georges, le mystificateur de Dieu

PM15Nouvelle parue dans le fanzine Piments & Muscade n°15, mars 2012

La cité de Silène est en émoi : un terrifiant dragon a pris ses quartiers dans la région et, pour épargner les habitants, réclame le sacrifice d’une jeune princesse. Heureusement le vaillant chevalier Georges est de passage en ville. Tuer le dragon, sauver la fille, le scénario est rodé… trop bien rodé : et si tout cela n’était qu’un coup monté ?

Cette nouvelle a connu différentes versions avant celle qu’a publié le fanzine à tonalité érotique « Piments & Muscade ». Écrite durant l’été 2005, la première reposait presque exclusivement sur une idée que je trouvais excellente : l’association de deux filous, un chevalier et un dragon, allant de ville en ville pour berner les habitants, l’un jouant au monstre, l’autre au héros. J’ai été effondré en découvrant, quelques mois plus tard, que mon idée prétendument géniale avait déjà été exploitée dans le film « Cœur de dragon » de Rob Cohen. Cette nouvelle perdait alors une bonne part de son intérêt.

Je lui ai redonné une chance en 2011, à la faveur d’un appel à textes de « Piments & Muscade », sur le thème de l’amour courtois et de la chevalerie. Mon texte a été retravaillé en suivant deux axes principaux : accentuer le côté érotisme (même si celui-ci demeure finalement très léger) afin de coller à la ligne éditoriale du fanzine, et renforcer la tonalité médiévale grâce à des tournures de phrases et du vocabulaire d’époque, ou supposés tels. Au bout du compte la trame scénaristique involontairement copiée sur celle de « Cœur de dragon » demeure, mais elle n’est plus l’unique raison d’être de cette nouvelle.

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Le Guide du Routard infernal

EnfersNouvelle parue dans l’anthologie « Conquêtes et explorations infernales » aux éditions Parchemins & Traverses, décembre 2008

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon » aux éditions Nestiveqnen, mars 2016

Un auteur d’ouvrages touristiques s’est lancé dans la plus folle des entreprises : offrir à ses lecteurs un guide de Pandémonium, la capitale de l’Enfer ! Mais dans un univers où les bars servent de l’acide sulfurique, où des succubes hantent le métro et où il est si facile de céder à la tentation du péché, on se doute que ce ne sera pas de tout repos…

L’idée de cette nouvelle, écrite en 2005, est issue de la conjonction de deux appels à textes : l’un sur les « Sept péchés capitaux », auquel je n’ai finalement pas participé, et l’autre sur le thème des « Enfers », lancé par Karim Berrouka pour les éditions Parchemins & Traverses. Quelque temps auparavant j’avais découvert le « Guide du Routard galactique », qui n’avait pas encore été rebaptisé en « Guide du voyageur galactique » ni adapté au cinéma ; même si cette nouvelle n’a pas grand-chose à voir avec l’œuvre de Douglas Adams, je lui dois au moins un petite part de mon inspiration. Ce « Guide du Routard infernal » constitue une étape importante dans ma modeste carrière d’écrivain, car après deux apparitions au sommaire de fanzines, il s’agissait alors de ma première publication en anthologie, dans un « vrai livre »… Heureusement il y en aurait d’autres par la suite !

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Il faut détruire Ujj

coprophaneus_couvNouvelle parue dans Coprophanaeus n°5, août 2005

Lors d’une réunion familiale, un vieil homme raconte à ses trois petites-filles un conte merveilleux : comment la cité sous-marine d’Ujj prospéra, puis fut anéantie à cause de la rivalité opposant la Mer à sa sœur la Terre… Mais aussi à cause de l’amour d’un soldat ondin pour une jeune condamnée à mort…

Écrite durant l’été 2005, cette nouvelle ne fait pas tout à fait partie de mes premières productions puisqu’à cette époque j’écrivais régulièrement des textes courts depuis déjà deux ans. En revanche, lorsqu’elle a été sélectionnée pour paraître dans le fanzine consacré aux Mythes Aquatiques pour lequel elle avait été spécifiquement écrite, il s’agissait de ma première publication. Si « Coprophanaeus » a connu le destin éphémère de nombre de fanzines, l’ensemble était néanmoins de bonne facture : on a d’ailleurs pu trouver au sommaire de ses six numéros des nouvelles de « pointures » telles que Timothée Rey, Justine Niogret ou Karim Berrouka.

Après « Il faut détruire Ujj », je n’ai malheureusement plus eu l’occasion d’explorer les fonds marins dans mes écrits. En tant que lecteur, je regrette de ne pas retrouver ce type d’ambiance qui m’a tant émerveillé dans les Démons des Profondeurs de Steve Jackson, l’un de mes meilleurs Livres dont Vous êtes le héros de ma lointaine jeunesse…

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