Noches Tristes

Nouvelle parue dans l’anthologie « Dimension Uchronie 2 », aux éditions Rivière Blanche, mai 2019

La conquête du Mexique par les Espagnols ne s’est pas déroulée comme elle aurait dû : en juin 1520, prisonniers de la capitale aztèque, les conquistadors sont massacrés, y compris leur chef Hernán Cortés. Quelques années plus tard, l’un des rares rescapés de la « Noche Triste » est envoyé par l’empereur aztèque à la cour de Charles Quint pour tenter de mettre fin à la guerre opposant l’Espagne aux peuples d’Amérique coalisés…

En 2017, Bertrand Campeis, reconnu comme l’un des spécialistes français de l’uchronie, a lancé un appel à textes sur son thème de prédilection, pour le compte des éditions Rivière Blanche. Étrangement, alors que j’affectionne beaucoup l’uchronie, je n’en ai pas écrit autant qu’on pourrait le croire ; j’avais pourtant en stock une nouvelle inédite à proposer à Bertrand Campeis, qui l’a lue et aussitôt acceptée.

« Noches Tristes » a été écrite en 2010, alors qu’un grand nombre de mes lectures portaient sur l’histoire du Mexique, et plus particulièrement la civilisation aztèque. L’aventure du capitaine Cortés qui, a la tête de quelques centaines de conquistadors, a su faire chuter un puissant empire qui dominait toute l’Amérique Centrale, est tout à fait fascinante. Mais avant de triompher, les Espagnols sont passés plusieurs fois près du désastre, notamment lors de la fameuse « Noche Triste ». Dans ma nouvelle, le postulat est simple : si Hernán Cortés avait été tué au combat, les événements auraient pris une tournure différente et l’empire aztèque ne se serait pas effondré… bien au contraire, il en serait ressorti renforcé !

Peu de temps après la parution de l’anthologie « Dimension Uchronie 2 », j’ai répondu à une interview sur le sujet, publiée sur le site de référence ActuSF.

Les mâtins de Roanoke

CanichesNouvelle parue dans l’anthologie « Cerbères, molosses et autres caniches », aux éditions Les Deux Crânes, novembre 2018

Sous le règne d’Elizabeth Ière, l’Angleterre envoie des expéditions pour coloniser l’Amérique du Nord. L’une d’entre elles, menée par le capitaine Ralph Lane, s’est établie sur l’île de Roanoke en Virginie. De retour d’une mission d’exploration où ses hommes ont connu la faim et le désespoir, Lane découvre qu’une étrange menace pèse sur leur petite colonie…

Les circonstances de la disparition de la colonie de Roanoke, la plus ancienne tentative d’établissement anglais dans cette région du monde, demeure l’un des grands mystères de l’histoire américaine. Cette affaire a attiré mon attention en 2010, lorsque j’ai lu, un peu par hasard, « Les aventuriers de la reine », un ouvrage passionnant de Giles Milton sur les explorateurs anglais de la fin du XVIème siècle et du début du XVIIème. Fasciné par ce que j’y ai découvert, j’ai aussitôt entamé la rédaction d’une nouvelle mettant en scène Ralph Lane et donnant une explication surnaturelle à la disparition de la colonie de Roanoke. Le sacrifice des fidèles mâtins du capitaine afin de sauver les explorateurs de la famine est un fait historique ; les conséquences de cet acte affreux sont, bien sûr, issues de mon imagination…

Cette nouvelle est restée inédite pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’un appel à textes des éditions des Deux Crânes, sur le thème des chiens, m’offre enfin la possibilité de la publier.

L’arbre d’Oumila

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Fille d’un chef de tribu slave, Oumila a été mariée à un prince danois, à qui elle n’a malheureusement pas pu offrir de descendance. Tandis que son époux la ramène sur ses terres natales pour la répudier, l’intervention du plus facétieux des dieux scandinaves permettra peut-être à la prophétie de s’accomplir : car il est dit qu’Oumila sera à l’origine d’une glorieuse dynastie…

Le rêve du pont Milvius

AntiquideesNouvelle parue dans l’anthologie « Antiqu’idées » aux éditions ImaJ’nère, juin 2016

À Paris, au quatorzième siècle de l’Hégire, un journaliste va interviewer Mohammed Jassim, l’auteur d’un roman uchronique intitulé « Le rêve du pont Milvius ». L’écrivain a imaginé un monde où l’islam aurait été gêné dans sa progression par une modeste secte juive : le christianisme, devenu religion dominante en Occident suite à la conversion de l’empereur Constantin…

J’ai écrit cette nouvelle au début de l’année 2010, suite à ma lecture de « Quand notre monde est devenu chrétien », de Paul Veyne : un essai historique passionnant, qui revient sur les premiers temps du christianisme, et notamment sur l’instant décisif que constitua la conversion de Constantin en 312. Et si l’empereur n’avait pas fait de sa nouvelle religion le culte officiel… Quelle direction aurait pris l’histoire du monde ? Ces réflexions ont abouti à mon « Rêve du pont Milvius », qui présente une uchronie dans l’uchronie. Cela surprendra sans doute les lecteurs qui ont automatiquement pensé à Dick, mais je n’ai jamais lu « Le maître du Haut-Château », ni aucun autre texte utilisant ce procédé.

J’avais plus ou moins oublié « Le rêve du pont Milvius » jusqu’à ce que l’association angevine ImaJn’ère lance en 2015 un appel à textes sur un thème qui ne pouvait qu’attirer mon attention : l’Antiquité… Au vu des réactions enthousiastes des premiers lecteurs, j’ai bien fait de choisir cette nouvelle plutôt qu’une autre parmi mon abondante production liée à cette période historique qui m’a toujours inspiré.

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Service après-vente au Golgotha

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Sous les noms de Joseph et Nicodème, prétendus notables de Jérusalem, se cachent en réalité deux voyageurs temporels chargés d’assurer le service après-vente de leurs « Sujets » : des androïdes disséminés dans toutes les époques historiques. Cette fois la mission s’annonce compliquée, car il s’agit d’opérer une réparation sur le Sujet 1NR1, qui vient d’être crucifié tel un vulgaire criminel sur la colline du Golgotha…

Cette nouvelle a été écrite au printemps 2010, une période très prolifique durant laquelle j’enchainais les textes, si bien que j’ai oublié comment m’est venue l’idée de ce Jésus androïde. J’avais sans doute besoin de souffler un peu entre deux nouvelles plus sérieuses… Mais si je n’ai pas eu besoin de me documenter pour tout ce qui avait trait à la Crucifixion, il n’en était pas de même pour le versant science-fictif de ce texte : ne connaissant pas grand-chose aux robots, aux androïdes et autres cyborgs, je me suis penché sur la littérature liée à ce sujet, découvrant à cette occasion « Le dernier de son espèce », un roman magnifique et malheureusement assez méconnu d’Andreas Eschbach… lequel a par ailleurs publié « Jésus Vidéo » (que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire), une histoire de voyage temporel au temps du Christ. La boucle est ainsi bouclée !

« Service après-vente au Golgotha » n’a pas été écrit en vue de répondre à un appel à textes, et est donc resté inédit jusqu’à sa parution dans « Sans Donjon ni Dragon ».

Mas’ud, le Fortuné

PM11Nouvelle parue dans le fanzine « Piments & Muscade » n°11, mars 2011

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Alors qu’il vit ses derniers instants, l’esclave africain du sultan Schahriar revient sur son passé. Il a vécu dans un palais, il a été l’amant d’une reine… Mais qu’en est-il de cette promesse d’immortalité, qui lui a été faite par un mystérieux vieillard tandis qu’il foulait pour la première fois la terre d’Orient ?

L’idée de cette nouvelle m’est venue alors que je lisais un essai historique très intéressant sur un sujet rarement abordé : L’esclavage dans le monde arabe, de Murray Gordon, alterné avec quelques contes des « Mille et une Nuits » dans son édition en quatre volumes, traduits par René Khawam. J’ai eu envie de raconter l’histoire d’un « Zanj », l’un de ces esclaves capturés par les marchands arabes en Afrique orientale puis revendus sur les marchés de Bagdad ou du Caire, au Moyen-Âge. Dans les « Mille et une Nuits » il est souvent question de ces esclaves d’origine africaine, symbolisant une certaine forme de puissance virile et objets de fantasmes érotiques… L’appel à textes du fanzine « Piments & Muscade » consacré aux légendes est donc tombé à point nommé pour donner une chance à cette nouvelle qui, par son sujet, fut loin d’être la plus facile qu’il m’ait été donné d’écrire.

Calafia’s Island

PM10Nouvelle parue dans le fanzine Piments & Muscade n°10, décembre 2010

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Tandis qu’ils se livrent à des jeux érotiques, un conquistador andalou raconte ses aventures et ses voyages à la reine qu’il vient de séduire : la belle Calafia, qui règne sur île américaine uniquement peuplée de femmes, la Californie…

J’ai publié trois nouvelles dans le fanzine « Piments & Muscade », mais celle-ci est la seule à avoir été écrite spécialement pour l’occasion, et donc celle dans laquelle l’ingrédient « érotisme » a été le plus important. L’idée de raconter les amours d’un conquistador et d’une reine nommée Calafia m’est venue lorsque j’ai découvert l’existence de cette dernière au gré de mes lectures sur le sujet passionnant des Grandes Découvertes : je n’ai rien inventé, il s’agit effectivement d’une souveraine légendaire qui donna son nom à la Californie, à l’époque où les explorateurs espagnols croyaient qu’il s’agissait d’une île. L’Armoire aux Épices n’existe plus et le fanzine qu’elle publiait n’est plus disponible ; on peut toutefois encore trouver une lecture de la nouvelle en vidéo… ou la lire dans « Sans Donjon ni Dragon », où elle a été rééditée.