Le sourire triste de la Zeemeermin

OtherlandsNouvelle publiée dans l’anthologie « Les belles histoires » aux éditions Otherlands, novembre 2015

Au dix-septième siècle à Amsterdam, le retour des navires marchands chargés d’épices d’Extrême-Orient est toujours un événement… D’autant plus lorsque l’un de ces retourschepen rentre au port avec à son bord une prise exceptionnelle : une femme au corps recouvert d’écailles et aux cheveux d’algues, merveille miraculeusement jaillie des eaux… Apportera-t-elle le bonheur ou le malheur au riche armateur qui en a fait l’acquisition ?

J’ai écrit cette nouvelle début 2011. Je lisais alors beaucoup de récits d’aventures maritimes, notamment le méconnu mais excellent « Flamand des vagues » de Jan Van Dorp, qui a sans doute contribué à me faire opter pour un cadre néerlandais. Je ne sais plus pourquoi j’ai eu envie d’écrire une histoire de sirène à ce moment précis, mais cela était finalement assez logique : le bestiaire aquatique me fascine tout particulièrement, même si je ne l’exploite pas assez souvent dans mes écrits — un autre exemple étant ma nouvelle « Il faut détruire Ujj ».

« Le sourire triste de la Zeemeermin » a d’abord été proposé à Otherlands pour une anthologie consacrée aux créatures fantastiques. Le texte a plu, mais a été orienté vers une autre publication, constituée de « belles histoires » parmi lesquelles cette nouvelle à l’ambiance mélancolique a effectivement tout à fait sa place.

Si tous les rois de la terre

VampireNouvelle parue dans l’anthologie « Vampire malgré lui » aux éditions du Petit Caveau, décembre 2012

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon » aux éditions Nestiveqnen, mars 2016

Au Louvre, une toile représentant l’Empereur à Eylau rappelle à la princesse Caroline Bonaparte à quel point cette bataille fut une abominable boucherie… Dans le même temps, son époux le général Murat, gouverneur de Madrid, doit faire face à un soulèvement populaire qu’il réprime durement… Si l’épopée napoléonienne s’écrit dans le sang, n’y a-t-il pas à cela des causes d’ordre surnaturel ?

Cette nouvelle a été écrite durant l’été 2011, en vue de participer à l’appel à textes des éditions du Petit Caveau dont le but était de dépoussiérer le mythe du vampire. Il m’est rapidement venu l’image d’un champ de bataille hanté par des créatures de la nuit ; étant alors en plein dans la rédaction de « L’Ornithorynque de Bonaparte », le thème napoléonien s’est aussitôt imposé. Avec Eylau et la Guerre d’Espagne, je tenais mes boucheries… Ma bibliothèque déborde de romans et d’essais historiques consacrés à cette période, mes références pour cette nouvelle sont donc innombrables ; mais quiconque souhaitant en savoir davantage sur le soulèvement de Madrid en 1808 lira avec profit « Un jour de colère » d’Arturo Pérez-Reverte, plus connu pour son « Capitaine Alatriste ».

Avis de lecteurs… Lire la suite