Georges, le mystificateur de Dieu

PM15Nouvelle parue dans le fanzine Piments & Muscade n°15, mars 2012

La cité de Silène est en émoi : un terrifiant dragon a pris ses quartiers dans la région et, pour épargner les habitants, réclame le sacrifice d’une jeune princesse. Heureusement le vaillant chevalier Georges est de passage en ville. Tuer le dragon, sauver la fille, le scénario est rodé… trop bien rodé : et si tout cela n’était qu’un coup monté ?

Cette nouvelle a connu différentes versions avant celle qu’a publié le fanzine à tonalité érotique « Piments & Muscade ». Écrite durant l’été 2005, la première reposait presque exclusivement sur une idée que je trouvais excellente : l’association de deux filous, un chevalier et un dragon, allant de ville en ville pour berner les habitants, l’un jouant au monstre, l’autre au héros. J’ai été effondré en découvrant, quelques mois plus tard, que mon idée prétendument géniale avait déjà été exploitée dans le film « Cœur de dragon » de Rob Cohen. Cette nouvelle perdait alors une bonne part de son intérêt.

Je lui ai redonné une chance en 2011, à la faveur d’un appel à textes de « Piments & Muscade », sur le thème de l’amour courtois et de la chevalerie. Mon texte a été retravaillé en suivant deux axes principaux : accentuer le côté érotisme (même si celui-ci demeure finalement très léger) afin de coller à la ligne éditoriale du fanzine, et renforcer la tonalité médiévale grâce à des tournures de phrases et du vocabulaire d’époque, ou supposés tels. Au bout du compte la trame scénaristique involontairement copiée sur celle de « Cœur de dragon » demeure, mais elle n’est plus l’unique raison d’être de cette nouvelle.

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Mas’ud, le Fortuné

PM11Nouvelle parue dans le fanzine « Piments & Muscade » n°11, mars 2011

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Alors qu’il vit ses derniers instants, l’esclave africain du sultan Schahriar revient sur son passé. Il a vécu dans un palais, il a été l’amant d’une reine… Mais qu’en est-il de cette promesse d’immortalité, qui lui a été faite par un mystérieux vieillard tandis qu’il foulait pour la première fois la terre d’Orient ?

L’idée de cette nouvelle m’est venue alors que je lisais un essai historique très intéressant sur un sujet rarement abordé : L’esclavage dans le monde arabe, de Murray Gordon, alterné avec quelques contes des « Mille et une Nuits » dans son édition en quatre volumes, traduits par René Khawam. J’ai eu envie de raconter l’histoire d’un « Zanj », l’un de ces esclaves capturés par les marchands arabes en Afrique orientale puis revendus sur les marchés de Bagdad ou du Caire, au Moyen-Âge. Dans les « Mille et une Nuits » il est souvent question de ces esclaves d’origine africaine, symbolisant une certaine forme de puissance virile et objets de fantasmes érotiques… L’appel à textes du fanzine « Piments & Muscade » consacré aux légendes est donc tombé à point nommé pour donner une chance à cette nouvelle qui, par son sujet, fut loin d’être la plus facile qu’il m’ait été donné d’écrire.

Calafia’s Island

PM10Nouvelle parue dans le fanzine Piments & Muscade n°10, décembre 2010

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Tandis qu’ils se livrent à des jeux érotiques, un conquistador andalou raconte ses aventures et ses voyages à la reine qu’il vient de séduire : la belle Calafia, qui règne sur île américaine uniquement peuplée de femmes, la Californie…

J’ai publié trois nouvelles dans le fanzine « Piments & Muscade », mais celle-ci est la seule à avoir été écrite spécialement pour l’occasion, et donc celle dans laquelle l’ingrédient « érotisme » a été le plus important. L’idée de raconter les amours d’un conquistador et d’une reine nommée Calafia m’est venue lorsque j’ai découvert l’existence de cette dernière au gré de mes lectures sur le sujet passionnant des Grandes Découvertes : je n’ai rien inventé, il s’agit effectivement d’une souveraine légendaire qui donna son nom à la Californie, à l’époque où les explorateurs espagnols croyaient qu’il s’agissait d’une île. L’Armoire aux Épices n’existe plus et le fanzine qu’elle publiait n’est plus disponible ; on peut toutefois encore trouver une lecture de la nouvelle en vidéo… ou la lire dans « Sans Donjon ni Dragon », où elle a été rééditée.