Retour à Perpétuel-Automne

CEmaquette3.jpgNouvelle parue dans l’anthologie « Chevaliers Errants », aux éditions Mots & Légendes, octobre 2019

Fille unique de riches négociants en soie, Yang Bao a choisi de suivre sa propre voie en devenant membre des Quatre Tornades du pays de Wu, un groupe de héros luttant pour le bien et la justice. Mais à présent, celle que l’on connaît sous le nom de Tigresse-au-dos-écarlate erre seule sur les routes de Chine. Ses pas finissent par la ramener dans le vallée de Perpétuel-Automne, là où, treize ans plus tôt, elle avait laissé derrière elle l’enfant auquel elle venait de donner le jour…

Lorsque Mots & Légendes a lancé un appel à textes pour constituer son anthologie « Chevaliers Errants », j’ai tout de suite souhaité y participer, et ce pour deux raisons essentielles : d’une part car il s’agit d’un petit éditeur pour lequel j’ai beaucoup de sympathie, et d’autre part car le sujet proposé avait tout pour me plaire. Dans un premier temps, j’ai songé à envoyer une nouvelle que j’avais écrite des années plus tôt et qui me semblait coller parfaitement : « Le Chevalier Gris »… Sauf qu’entre-temps, celle-ci a été retenue par Nestiveqnen pour faire partie de mon recueil« Et tu la nommeras Kiev ». Il m’a donc fallu revoir mes plans et écrire une nouvelle spécifiquement pour l’appel à textes de Mots & Légendes. Et l’inspiration n’a pas été longue à venir !

Le cadre chinois choisi pour « Retour à Perpétuel-Automne » s’est imposé naturellement. Quand on pense aux chevaliers, la première image qui nous vient est celle des guerriers de l’Occident médiéval, mais la Chine impériale avait elle aussi ses propres redresseurs de torts luttant pour la justice et l’honneur à la pointe de leur épée. Le récit de leurs exploits est à la base du « wuxia », genre littéraire puis cinématographique qu’on peut assimiler à nos romans de cape et d’épée. Le personnage de Tigresse-au-dos-écarlate, ancienne membre des Quatre Tornades du pays de Wu, est issu de mon imagination, mais il s’inscrit dans cette tradition. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire « Retour à Perpétuel-Automne », si bien qu’il est tout à fait possible que j’écrive un jour un roman de fantasy asiatique, avec des personnages différents mais toujours dans la veine du « wuxia »…

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Que jeunesse se passe

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Rééditée dans l’anthologie « Souvenirs du Futur » aux éditions des Artistes Fous Associés, mars 2019

Habile monte-en-l’air, Demian et sa complice Lioudmila opèrent dans les quartiers riches de la Grande Novgorod, dépouillant les notables de leurs biens de valeur. Un soir, un cambriolage qui a failli mal tourner leur offre un objet surprenant : un miroir en apparence anodin, mais doté de pouvoirs qui vont mettre à mal les certitudes du jeune voleur…

CVT_Souvenirs-du-Futur_3907Écrite au cours du printemps 2006, cette nouvelle est longtemps restée inédite, avant d’être largement remaniée près de dix ans plus tard, le contexte de fantasy classique étant alors remplacé par celui de la Russie médiévale. C’est cette version finale qui a été envoyée en 2016 aux Éditions des Artistes Fous, suite à un appel à textes sur le thème, toujours riche en possibilités, du Temps. Elle a été acceptée pour publication dans la foulée… Puis une faille spatiotemporelle s’est ouverte, mon projet de recueil russe « Et tu la nommeras Kiev » a été lancé et « Que jeunesse se passe », se déroulant dans la cité marchande de Novgorod, y a logiquement été intégrée. Les aléas éditoriaux ont fait que la première publication de cette nouvelle a eu lieu chez Nestiveqnen, quelques mois, donc, avant sa « réédition » chez les Artistes Fous qui l’avaient sélectionnée en premier lieu.

Avis de lecteurs…

Une chouette histoire, bien construite… (Dominique Lémuri)

La narration était agréable… (Le Chien Critique)

 

Le Chevalier Gris

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Nul ne connaît son vrai nom : pour tout le monde, il est le Chevalier Gris, pas assez vil pour être noir, pas assez pur pour être blanc. Depuis de nombreuses années il court les routes de Russie, vendant sa lame au plus offrant, sans trop se soucier du bien ou du mal, de la justice ou du déshonneur. Alors qu’il est de passage dans le quartier portuaire du Podol, à Kiev, une rencontre inattendue permettra, peut-être, au guerrier errant de faire la paix avec lui-même…

L’arbre d’Oumila

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Fille d’un chef de tribu slave, Oumila a été mariée à un prince danois, à qui elle n’a malheureusement pas pu offrir de descendance. Tandis que son époux la ramène sur ses terres natales pour la répudier, l’intervention du plus facétieux des dieux scandinaves permettra peut-être à la prophétie de s’accomplir : car il est dit qu’Oumila sera à l’origine d’une glorieuse dynastie…

Sventovit, l’enfant-dieu

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Au XIIème siècle, l’Europe est entièrement christianisée… hormis quelques territoires le long de la Baltique, dont l’île des Rugiens. Ceux-ci vénèrent les anciens dieux du panthéon slave, principalement Sventovit dans son grand temple d’Arkona. Lorsque le roi des Danois décide de lancer une croisade contre les païens, ce sont des centaines de chevaliers fanatiques qui déferlent sur l’île. Sventovit saura-t-il défendre ses fidèles et empêcher Arkona de tomber sous le joug chrétien ?

Le Gardien

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Depuis son plus jeune âge, Mikhaïlo est fasciné par la Porte qui se dresse à la lisière de la grande forêt de pins et, plus encore, par le vieil ermite qui la garde jour et nuit. Sur quels terribles secrets veille-t-il ? Et s’il était possible de pousser la Porte, que découvrirait-on derrière elle ? Lorsque le garçon entre dans les bonnes grâces du Gardien, il s’imagine qu’un nouveau monde va enfin s’ouvrir à lui…

Les fils du héros

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

La vaste plaine bordant le fleuve Borysthène est le domaine de la reine Echidna, femme-serpent née d’une divinité marine. Elle-même a trois fils, habiles à l’arc et bons cavaliers : Agathyrsos, Gélonos et Skythès. L’un de ces jeunes hommes est promis à une grande destinée, car dans ses veines coule le sang d’un des plus célèbres héros grecs…

Nadejda

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Lynchée par des hommes de son village, Nadejda a cru sa dernière heure arrivée. Mais au lieu de la tuer, ses tourmenteurs la confient au forgeron et à Tchernoug, le redoutable Sage Noir. Désormais son âme sera prisonnière d’une épée, vouée à passer de main en main au gré des batailles. Il y a néanmoins pire destin que d’appartenir à Niejdan, un mercenaire qui traite ses armes avec une grande affection, comme de fidèles compagnes…

Coule, rivière Soukhman

200838Nouvelle parue dans l’anthologie « Au fil de l’eau », aux éditions ImaJ’nère, mars 2017

Rééditée dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev » aux éditions Nestiveqnen, septembre 2018

Au temps du grand-prince Vladimir, le vaillant Soukhman est l’un des plus grands défenseurs de la Sainte Russie. Sommé par son seigneur de prouver sa loyauté et la pureté de son cœur, il se voit chargé d’une mission : capturer un cygne blanc sans qu’une goutte de sang ne soit versée. Mais voici qu’une armée ennemie s’assemble sur les rives du Dniepr et menace la cité de Kiev…

Cette nouvelle a été écrite durant l’été 2007, à un moment où mon imagination me portait tout particulièrement vers la Russie médiévale ; une inclination qui devait aboutir quelques mois plus tard à la rédaction de mon roman « Nadejda ». Pour narrer l’histoire du chevalier Soukhman, je n’ai pas eu à inventer grand-chose : cette nouvelle est en réalité la réécriture d’une authentique byline, ces poèmes épiques russes dont il existe autant de versions que de conteurs… Avec « Coule, rivière Soukhman » je n’ai fait qu’ajouter ma propre pierre à l’édifice !

Après « Le rêve du pont Milvius » en 2016, j’avais à cœur de participer à l’anthologie 2017 de l’association ImaJn’ère portant sur le thème de l’Eau, et j’ai été ravi d’avoir un texte sélectionné pour la deuxième année de suite. Par une drôle de coïncidence, « Coule, rivière Soukhman » a été publié presque en même temps que « Nadejda », environ dix ans après leur écriture.

Hartush, le dernier mâle

hiver_couv_mNouvelle parue dans l’anthologie numérique « Hiver » aux Éditions Secrètes, décembre 2016

Maîtresses de l’immensité des steppes, les femmes n’ont besoin des hommes que pour assurer la fonction de reproducteur. Damla a mis la main sur l’un de ces précieux mâles. Elle compte bien le voir triompher dans l’arène lorsque viendra le temps de désigner le plus fort des hommes, seul digne de perpétuer la race des cavalières de la plaine…

Même si le nom « d’Amazones » n’est jamais mentionné dans ce texte, c’est bien d’elles dont il s’agit ici. Je ne suis pas le premier auteur et ne serai pas le dernier à écrire sur ces légendaires femmes guerrières, aussi effrayantes que fascinantes, ayant créé une société sans hommes ! Ceux qui après avoir lu « Hartush, le dernier mâle » liront mon roman « Nadejda » pourront d’ailleurs y retrouver des éléments similaires : Damla et ses compagnes sont de proches cousines de Zlatygorka, la reine de la Mer Noire…

Tout comme ma précédente parution « Le moine copiste et la Blanche-Face », douze ans se sont écoulés entre la rédaction de « Hartush, le dernier mâle » et sa publication. De même, cette nouvelle a été refusée par deux éditeurs avant d’être acceptée par les Éditions Secrètes dans le cadre d’un appel à textes sur le thème de l’Hiver. Étrangement, les premières versions présentaient un univers aride et chaud, une steppe aux herbes brûlées par un soleil impitoyable ; la saison froide ne s’est invitée que lors de l’ultime remaniement et me semble désormais couler de source, tant l’atmosphère hivernale est parfaitement adaptée aux événements narrés. J’aime quand un appel à textes me donne ainsi l’opportunité non seulement de « recycler » un ancien texte autrement voué à l’oubli, mais aussi et surtout de le retravailler de manière à le rendre plus cohérent et plus abouti.

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