D’Ur, de Memphis et de Sodome

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Alors qu’ils font route vers le village de Bethléem où les attend un nouveau-né voué à changer la face du monde, trois Mages venus d’Orient s’égarent de nuit dans d’inquiétantes ruines. Quelle est donc cette cité morte ? Et qui sont ses mystérieux habitants ?

Cette nouvelle a été écrite fin 2012, dans l’optique de répondre à l’appel à textes des éditions Argemmios consacré aux mythes du Croissant Fertile. Cela faisait quelque temps que j’avais envie de mettre en scène les Rois Mages dans l’un de mes écrits. Mais comment trouver un angle d’approche original sur des personnages dont le rôle semble à ce point figé ? L’exemple à suivre m’a été donné par Michel Tournier, qui dans son roman « Gaspard, Melchior et Balthazar », a su revisiter de manière magistrale le mythe. J’ai donc osé, à mon tour, créer mes propres Rois Mages qui, je l’espère, surprendront le lecteur. Et si « D’Ur, de Memphis et de Sodome » n’a finalement pas été retenue pour figurer dans l’anthologie à laquelle elle était destinée, cela m’a permis de lui offrir une place parmi les nouvelles inédites de mon recueil « Sans Donjon ni Dragon ».

Geneviève versus Attila

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

En l’an 451, l’infâme GodScourge s’est lancé à la tête de ses armées dans une campagne de destruction à travers la Gaule, affaiblie par une administration romaine qui ne contrôle plus grand-chose. Heureusement le peuple de Paris peut compter sur sa protectrice : WonderGen, une religieuse aux dons extraordinaires, qui seule semble être en mesure de repousser la menace des Huns…

L’étrange volte-face d’Attila devant Paris a été à l’origine de nombreuses légendes, toutes mettant en scène l’intervention miraculeuse de Geneviève, canonisée par la suite. Et si l’opposition entre le conquérant Hun et la jeune Parisienne avait été un duel de super-héros ? La parenté de cette nouvelle avec « Nous nous battrons donc à l’ombre » et « Medieval Superheroes » est évidente, et tout à fait assumée. Je m’étais tellement amusé en écrivant ces deux textes que j’ai continué dans cette veine un an après ; je n’ai d’ailleurs pas réellement cherché à faire publier « Geneviève versus Attila » jusqu’à ce que l’éditeur de « Medieval Superheroes » sélectionne cette nouvelle pour figurer au sommaire de « Sans Donjon ni Dragon ».

 

Mon doux chevalier…

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

La princesse Oksana d’Amblevine est amoureuse. Depuis le départ du chevalier de Saint-Georges, elle ne cesse de penser tendrement à lui, et lui écrit des lettres enflammées auxquelles il prend soin de répondre en l’assurant de ses meilleurs sentiments. Mais si ces sentiments sont sincères, pourquoi ne cherche-t-il pas à la rejoindre au plus vite ? La guerre doit-elle toujours s’interposer entre deux amants ?

« Mon doux chevalier… » est une nouvelle à part dans ma bibliographie, puisqu’il s’agit de mon unique incursion dans le genre épistolaire, que je pratique très peu même en tant que lecteur. Je ne suis pas non plus un adepte de la guimauve en littérature, si bien que, on s’en doutera, les tendres échanges de la belle princesse et son doux chevalier ne se concluront pas par un classique « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »… Écrite au début de l’année 2007, cette nouvelle est restée longtemps inédite, jusqu’à ce qu’elle soit sélectionnée pour faire partie des inédits de « Sans Donjon ni Dragon ». Elle a d’ailleurs été la source d’inspiration principale pour l’illustration de couverture du recueil, réalisée par le talentueux Maxime Desmettre.

Le Trembleur

AOC37Nouvelle parue dans le fanzine Aventures Oniriques et Compagnie n°37, juillet 2015

Les Spartiates du roi Léonidas ont résisté courageusement mais ont fini par succomber face à l’armée perse. Un seul guerrier a survécu au massacre des Thermopyles : Aristodémos, qui a abandonné ses camarades et fui le champ de bataille. Mais comment continuer à vivre avec le poids de la culpabilité ?

Avec cette nouvelle écrite entre décembre 2007 et janvier 2008, ce n’est ni la première ni la dernière fois que mon imagination me pousse du côté des affrontements entre Grecs et Perses connus sous le nom de Guerres Médiques. L’inspiration m’est directement venue de la source la plus importante sur le sujet : Hérodote qui, dans le septième livre de « l’Enquête », évoque en quelques lignes Aristodémos de Sparte. Je n’ai fait qu’extrapoler à partir du récit d’Hérodote, inventant ce qui avait pu lui arriver entre sa dérobade aux Thermopyles et sa mort glorieuse, un an plus tard, lors de la bataille de Platées.

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L’envol du cygne jaune

CygnejauneNouvelle parue en numérique aux éditions Voy’el, avril 2015
Rééditée dans l’anthologie « Sur les ailes de l’Imaginaire » aux éditions Voy’el, juin 2015

Le Fils du Corbeau, seigneur des steppes, a souhaité la paix avec le Fils du Ciel. Pour sceller celle-ci, l’Empereur de Chine lui offre un présent inestimable : la main de sa nièce. Mais la belle Liu Xijun, devenue Dame de la main droite, ne peut oublier son pays natal. Alors qu’elle la regarde dépérir, la vieille sorcière au service du roi sait qu’un jour, elle devra peut-être agir…

Voilà un texte particulièrement important pour moi, à plus d’un titre.

Quand je l’ai écrit, durant l’été 2009, c’était la première fois que ma plume allait s’égarer du côté de la Chine. À cette époque mes lectures commençaient à me pousser vers l’Orient, le long de la Route de la Soie. Ainsi « L’envol du cygne jaune » doit-il beaucoup au livre de Edith et François-Bernard Huyghe, « La route de la soie ou les empires du mirage » : j’y ai rencontré le personnage bien réel de Liu Xijun, princesse chinoise mariée de force à un roi barbare ; en poussant plus loin mes recherches, j’ai beaucoup appris sur les différentes peuplades des steppes d’Asie Centrale et sur la pratique du « heqin », ces mariages diplomatiques qui concernèrent des centaines de jeunes filles issues des dynasties impériales successives.

SurlesailesTrois ans plus tard, j’ai envoyé cette nouvelle aux éditions Voy’el. Elle a été refusée pour une très bonne raison : elle collait finalement assez mal au thème de l’appel à textes, je le reconnais… En revanche l’anthologiste m’a proposé de la publier en numérique, dans le cadre le collection E-Courts. Un peu réticent vis-à-vis du format numérique, j’ai néanmoins accepté l’offre et je ne l’ai pas regretté un seul instant ! L’aventure s’est d’ailleurs poursuivie au format papier, puisque la nouvelle a ensuite été au sommaire de l’anthologie « Sur les ailes de l’Imaginaire » réunissant toutes les publications de la collection numérique des éditions Voy’el.

Et ce n’est peut-être pas tout : il se murmure dans les milieux bien informés que l’auteur de « L’envol du cygne jaune » serait actuellement en train de reprendre cette histoire et ces personnages pour en faire un roman…

 

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Le roi de la Mer Orientale et le prince de Chine

VoyelAsieNouvelle parue dans l’anthologie « De la corne du Kirin aux ailes du Fenghuang » aux éditions Voy’el, avril 2015

Obsédé par la quête de la vie éternelle, l’Empereur de Chine prend la tête d’une flotte de trois jonques à destination de Fusang, l’Archipel des Immortels. Mais une telle expédition n’est pas sans danger : sous les flots vert émeraude de la Mer Orientale demeure le vénérable Ao Guang, le roi-dragon, maître des vagues et de la pluie…

J’ai écrit cette nouvelle au printemps 2013, suite à ma lecture de « Le premier empereur de Chine » de Jonathan Clements, une biographie de Qin Shi Huangdi, qui unifia la Chine et dirigea le pays d’une main de fer au 3ème siècle avant notre ère. L’épisode historiquement attesté de sa folle quête de l’immortalité m’a immédiatement donné envie d’écrire à ce sujet ; j’ai néanmoins gardé l’idée dans un coin de ma tête durant quelques mois, ne passant à l’acte qu’à la faveur de l’appel à textes des éditions Voy’el sur le thème des créatures mythiques d’Asie : le dragon maritime des légendes chinoises s’est ainsi mêlé à l’Histoire antique…

Le Cueilleur de morts

EndessousNouvelle parue dans l’anthologie « En dessous » aux éditions Parchemins & Traverses, avril 2014

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Anguta est le Cueilleur de morts, le passeur chargé de convoyer les âmes des défunts jusqu’au seuil d’Adlivun, l’au-delà du peuple inuit. Depuis des temps immémoriaux il accomplit sa tâche, réceptionnant les offrandes des défunts et pagayant sans trêve ni repos. Mais les bouleversements survenus à la surface risquent d’avoir des répercussions sur le monde souterrain…

Voilà une nouvelle dont la rédaction n’a pas été un long fleuve tranquille ! De multiples remaniements ont eu lieu entre la rédaction de la première version en 2005 (qui portait un tout autre titre et ne traitait même pas de la mythologie inuit !) et la publication de la version définitive neuf ans plus tard. Entre temps était passé l’appel à textes des éditions Argemmios consacré aux mythes amérindiens, qui m’a incité à troquer mon Charon initial contre un Anguta inuit, puis l’important travail éditorial effectué sous la férule d’Estelle Faye une fois cette nouvelle sélectionnée par Parchemins & Traverses. « Le Cueilleur de morts » m’aura donné pas mal de fil à retordre mais je suis très satisfait du résultat final. Ce récit de fin d’un monde concluait l’anthologie « En dessous » et clôt également « Sans Donjon ni Dragon ».

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Le Vengeur du peuple

PhobieNouvelle parue dans l’anthologie « Jusqu’ici tout va bien » aux éditions Antidata, novembre 2013

Dans la cité de Hön, la famille Glazhirej préside aux exécutions capitales depuis des générations. Une banale pendaison va donner au père, Samson, l’occasion de donner quelques responsabilités à son fils Henry, avant de le laisser voler de ses propres ailes… Mais comment assumer la succession quand on souffre secrètement d’une phobie incompatible avec la fonction de bourreau ?

Cette nouvelle est l’une des premières que j’ai écrites, puisqu’elle l’a été en 2004. L’idée de raconter les mésaventures d’une famille d’exécuteurs publics m’est venue grâce à un appel à textes de Parchemins & Traverses sur le thème des bourreaux… auquel je n’ai finalement pas participé, je ne me souviens plus pour quelle raison. « Le Vengeur du peuple » est donc resté dans mes tiroirs jusqu’en 2013, quand un appel à textes d’Antidata (éditeur de nouvelles que je découvrais alors) m’a donné envie de le remanier en y intégrant l’élément qui est désormais au cœur du récit : l’hématophobie, ou peur du sang.

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Ne réveillez pas le cancre qui dort

EcoleNouvelle parue dans l’anthologie « L’École » aux éditions Parchemins & Traverses, décembre 2012

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Pour tout le personnel éducatif de l’école seigneuriale de Puits-en-Mluh, Alban Scalir n’est qu’un cancre, un bon-à-rien condamné par ses mauvais résultats scolaires à un avenir misérable. Lorsqu’un énième acte d’insubordination le fait exclure de l’établissement de manière définitive, il entraîne avec lui son éternel comparse. De retour sur les lieux de leur humiliation après de longues années, les deux anciens élèves auront l’occasion de montrer à tous qu’ils n’ont rien oublié…

Le thème de l’École proposé par Parchemins & Traverses pour constituer le sommaire de sa septième anthologie n’était sans doute pas le plus facile à traiter pour des auteurs de SFFF, mais je m’en suis finalement sorti sans trop de peine. Allez savoir pourquoi, je n’ai eu aucun mal à me mettre dans la peau de ces deux cancres remplis d’amertume et de rancœur envers le système éducatif… Écrite au printemps 2007, cette nouvelle a été envoyée dans la foulée à Parchemins & Traverses et sélectionnée par l’anthologiste, l’excellent Timothée Rey, dont je recommande tout particulièrement les Nouvelles du Tibbar : un régal d’inventivité ! L’écart important entre la date de rédaction et de sélection et celle de la publication n’est dû qu’à la temporalité particulière des anthologies Parchemins & Traverses, qui bien que produisant des ouvrages de grande qualité demeure un éditeur associatif et bénévole : les retards font partie du jeu, et l’on préfère généralement en rire !

Georges, le mystificateur de Dieu

PM15Nouvelle parue dans le fanzine Piments & Muscade n°15, mars 2012

La cité de Silène est en émoi : un terrifiant dragon a pris ses quartiers dans la région et, pour épargner les habitants, réclame le sacrifice d’une jeune princesse. Heureusement le vaillant chevalier Georges est de passage en ville. Tuer le dragon, sauver la fille, le scénario est rodé… trop bien rodé : et si tout cela n’était qu’un coup monté ?

Cette nouvelle a connu différentes versions avant celle qu’a publié le fanzine à tonalité érotique « Piments & Muscade ». Écrite durant l’été 2005, la première reposait presque exclusivement sur une idée que je trouvais excellente : l’association de deux filous, un chevalier et un dragon, allant de ville en ville pour berner les habitants, l’un jouant au monstre, l’autre au héros. J’ai été effondré en découvrant, quelques mois plus tard, que mon idée prétendument géniale avait déjà été exploitée dans le film « Cœur de dragon » de Rob Cohen. Cette nouvelle perdait alors une bonne part de son intérêt.

Je lui ai redonné une chance en 2011, à la faveur d’un appel à textes de « Piments & Muscade », sur le thème de l’amour courtois et de la chevalerie. Mon texte a été retravaillé en suivant deux axes principaux : accentuer le côté érotisme (même si celui-ci demeure finalement très léger) afin de coller à la ligne éditoriale du fanzine, et renforcer la tonalité médiévale grâce à des tournures de phrases et du vocabulaire d’époque, ou supposés tels. Au bout du compte la trame scénaristique involontairement copiée sur celle de « Cœur de dragon » demeure, mais elle n’est plus l’unique raison d’être de cette nouvelle.

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