Coule, rivière Soukhman

200838Nouvelle parue dans l’anthologie « Au fil de l’eau », aux éditions ImaJ’nère, mars 2017

Rééditée dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev » aux éditions Nestiveqnen, septembre 2018

Au temps du grand-prince Vladimir, le vaillant Soukhman est l’un des plus grands défenseurs de la Sainte Russie. Sommé par son seigneur de prouver sa loyauté et la pureté de son cœur, il se voit chargé d’une mission : capturer un cygne blanc sans qu’une goutte de sang ne soit versée. Mais voici qu’une armée ennemie s’assemble sur les rives du Dniepr et menace la cité de Kiev…

Cette nouvelle a été écrite durant l’été 2007, à un moment où mon imagination me portait tout particulièrement vers la Russie médiévale ; une inclination qui devait aboutir quelques mois plus tard à la rédaction de mon roman « Nadejda ». Pour narrer l’histoire du chevalier Soukhman, je n’ai pas eu à inventer grand-chose : cette nouvelle est en réalité la réécriture d’une authentique byline, ces poèmes épiques russes dont il existe autant de versions que de conteurs… Avec « Coule, rivière Soukhman » je n’ai fait qu’ajouter ma propre pierre à l’édifice !

Après « Le rêve du pont Milvius » en 2016, j’avais à cœur de participer à l’anthologie 2017 de l’association ImaJn’ère portant sur le thème de l’Eau, et j’ai été ravi d’avoir un texte sélectionné pour la deuxième année de suite. Par une drôle de coïncidence, « Coule, rivière Soukhman » a été publié presque en même temps que « Nadejda », environ dix ans après leur écriture.

Le rêve du pont Milvius

AntiquideesNouvelle parue dans l’anthologie « Antiqu’idées » aux éditions ImaJ’nère, juin 2016

À Paris, au quatorzième siècle de l’Hégire, un journaliste va interviewer Mohammed Jassim, l’auteur d’un roman uchronique intitulé « Le rêve du pont Milvius ». L’écrivain a imaginé un monde où l’islam aurait été gêné dans sa progression par une modeste secte juive : le christianisme, devenu religion dominante en Occident suite à la conversion de l’empereur Constantin…

J’ai écrit cette nouvelle au début de l’année 2010, suite à ma lecture de « Quand notre monde est devenu chrétien », de Paul Veyne : un essai historique passionnant, qui revient sur les premiers temps du christianisme, et notamment sur l’instant décisif que constitua la conversion de Constantin en 312. Et si l’empereur n’avait pas fait de sa nouvelle religion le culte officiel… Quelle direction aurait pris l’histoire du monde ? Ces réflexions ont abouti à mon « Rêve du pont Milvius », qui présente une uchronie dans l’uchronie. Cela surprendra sans doute les lecteurs qui ont automatiquement pensé à Dick, mais je n’ai jamais lu « Le maître du Haut-Château », ni aucun autre texte utilisant ce procédé.

J’avais plus ou moins oublié « Le rêve du pont Milvius » jusqu’à ce que l’association angevine ImaJn’ère lance en 2015 un appel à textes sur un thème qui ne pouvait qu’attirer mon attention : l’Antiquité… Au vu des réactions enthousiastes des premiers lecteurs, j’ai bien fait de choisir cette nouvelle plutôt qu’une autre parmi mon abondante production liée à cette période historique qui m’a toujours inspiré.

Avis de lecteurs… Lire la suite