Retour à Perpétuel-Automne

CEmaquette3.jpgNouvelle parue dans l’anthologie « Chevaliers Errants », aux éditions Mots & Légendes, octobre 2019

Fille unique de riches négociants en soie, Yang Bao a choisi de suivre sa propre voie en devenant membre des Quatre Tornades du pays de Wu, un groupe de héros luttant pour le bien et la justice. Mais à présent, celle que l’on connaît sous le nom de Tigresse-au-dos-écarlate erre seule sur les routes de Chine. Ses pas finissent par la ramener dans le vallée de Perpétuel-Automne, là où, treize ans plus tôt, elle avait laissé derrière elle l’enfant auquel elle venait de donner le jour…

Lorsque Mots & Légendes a lancé un appel à textes pour constituer son anthologie « Chevaliers Errants », j’ai tout de suite souhaité y participer, et ce pour deux raisons essentielles : d’une part car il s’agit d’un petit éditeur pour lequel j’ai beaucoup de sympathie, et d’autre part car le sujet proposé avait tout pour me plaire. Dans un premier temps, j’ai songé à envoyer une nouvelle que j’avais écrite des années plus tôt et qui me semblait coller parfaitement : « Le Chevalier Gris »… Sauf qu’entre-temps, celle-ci a été retenue par Nestiveqnen pour faire partie de mon recueil« Et tu la nommeras Kiev ». Il m’a donc fallu revoir mes plans et écrire une nouvelle spécifiquement pour l’appel à textes de Mots & Légendes. Et l’inspiration n’a pas été longue à venir !

Le cadre chinois choisi pour « Retour à Perpétuel-Automne » s’est imposé naturellement. Quand on pense aux chevaliers, la première image qui nous vient est celle des guerriers de l’Occident médiéval, mais la Chine impériale avait elle aussi ses propres redresseurs de torts luttant pour la justice et l’honneur à la pointe de leur épée. Le récit de leurs exploits est à la base du « wuxia », genre littéraire puis cinématographique qu’on peut assimiler à nos romans de cape et d’épée. Le personnage de Tigresse-au-dos-écarlate, ancienne membre des Quatre Tornades du pays de Wu, est issu de mon imagination, mais il s’inscrit dans cette tradition. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire « Retour à Perpétuel-Automne », si bien qu’il est tout à fait possible que j’écrive un jour un roman de fantasy asiatique, avec des personnages différents mais toujours dans la veine du « wuxia »…

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Les vases de Soissons

MalédictionNouvelle parue dans l’anthologie « Malédiction » aux éditions Mots & Légendes, novembre 2017

Dans les rues de Soissons erre un étrange personnage qui n’a de cesse de visiter les antiquaires du centre-ville. Il est à la recherche du plus beau des vases, grâce auquel il espère lever une terrible malédiction pesant sur lui depuis des centaines d’années…

Étonnamment, bien qu’étant désormais l’auteur de plus de cent nouvelles, une seule d’entre elles se déroule dans ma région d’origine, et encore, il ne s’agit pas là de mon département de l’Oise mais des voisins de l’Aisne ! Celle-ci a été écrite en 2008 et est restée inédite jusqu’en 2017, lorsqu’elle a été publiée suite à l’appel à textes de Mots & Légendes sur le thème des malédictions. Cet « errant » dont j’ai fait le héros de ce texte, inspiré d’une figure historique connue de tous bien que vouée à demeurer anonyme, est un type de personnage récurrent dans mes écrits (toujours avec cette idée sous-jacente qu’une existence éternelle est un sort bien plus terrible que la mort) : par exemple, dans « Vingt-cinq millions de pardons », publié bien avant « Les vases de Soissons » mais écrit un an après, on rencontre le personnage de Jani Beg, condamné à une éternité d’errance pour avoir propagé la Peste Noire au 14ème siècle.