Nadejda

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Lynchée par des hommes de son village, Nadejda a cru sa dernière heure arrivée. Mais au lieu de la tuer, ses tourmenteurs la confient au forgeron et à Tchernoug, le redoutable Sage Noir. Désormais son âme sera prisonnière d’une épée, vouée à passer de main en main au gré des batailles. Il y a néanmoins pire destin que d’appartenir à Niejdan, un mercenaire qui traite ses armes avec une grande affection, comme de fidèles compagnes…

Le dernier défi de Capitaine Soviet

CouvFF82Nouvelle parue dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev », septembre 2018

Créé sur ordre de Staline pour protéger l’URSS et concurrencer les super-héros américains, Capitaine Soviet a été rattrapé par l’âge et la lassitude. Il a tendance à se laisser aller, boit un peu trop de vodka, s’empâte au point de rentrer de plus en plus difficilement dans son célèbre costume rouge frappé de la faucille et du marteau… En cette fin des années 80, alors que le système communiste vacille, le héros sera-t-il prêt à relever un nouveau défi ?

Coule, rivière Soukhman

200838Nouvelle parue dans l’anthologie « Au fil de l’eau », aux éditions ImaJ’nère, mars 2017

Rééditée dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev » aux éditions Nestiveqnen, septembre 2018

Au temps du grand-prince Vladimir, le vaillant Soukhman est l’un des plus grands défenseurs de la Sainte Russie. Sommé par son seigneur de prouver sa loyauté et la pureté de son cœur, il se voit chargé d’une mission : capturer un cygne blanc sans qu’une goutte de sang ne soit versée. Mais voici qu’une armée ennemie s’assemble sur les rives du Dniepr et menace la cité de Kiev…

Cette nouvelle a été écrite durant l’été 2007, à un moment où mon imagination me portait tout particulièrement vers la Russie médiévale ; une inclination qui devait aboutir quelques mois plus tard à la rédaction de mon roman « Nadejda ». Pour narrer l’histoire du chevalier Soukhman, je n’ai pas eu à inventer grand-chose : cette nouvelle est en réalité la réécriture d’une authentique byline, ces poèmes épiques russes dont il existe autant de versions que de conteurs… Avec « Coule, rivière Soukhman » je n’ai fait qu’ajouter ma propre pierre à l’édifice !

Après « Le rêve du pont Milvius » en 2016, j’avais à cœur de participer à l’anthologie 2017 de l’association ImaJn’ère portant sur le thème de l’Eau, et j’ai été ravi d’avoir un texte sélectionné pour la deuxième année de suite. Par une drôle de coïncidence, « Coule, rivière Soukhman » a été publié presque en même temps que « Nadejda », environ dix ans après leur écriture.

D’Ur, de Memphis et de Sodome

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Alors qu’ils font route vers le village de Bethléem où les attend un nouveau-né voué à changer la face du monde, trois Mages venus d’Orient s’égarent de nuit dans d’inquiétantes ruines. Quelle est donc cette cité morte ? Et qui sont ses mystérieux habitants ?

Cette nouvelle a été écrite fin 2012, dans l’optique de répondre à l’appel à textes des éditions Argemmios consacré aux mythes du Croissant Fertile. Cela faisait quelque temps que j’avais envie de mettre en scène les Rois Mages dans l’un de mes écrits. Mais comment trouver un angle d’approche original sur des personnages dont le rôle semble à ce point figé ? L’exemple à suivre m’a été donné par Michel Tournier, qui dans son roman « Gaspard, Melchior et Balthazar », a su revisiter de manière magistrale le mythe. J’ai donc osé, à mon tour, créer mes propres Rois Mages qui, je l’espère, surprendront le lecteur. Et si « D’Ur, de Memphis et de Sodome » n’a finalement pas été retenue pour figurer dans l’anthologie à laquelle elle était destinée, cela m’a permis de lui offrir une place parmi les nouvelles inédites de mon recueil « Sans Donjon ni Dragon ».

Rends-moi mes légions

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon » aux éditions Nestiveqnen, mars 2016

Fort de ses trois légions, le général Varus pense qu’il n’aura aucun mal à soumettre au nom du César Auguste les pays barbares au-delà du Rhin. Il peut en outre compter sur l’appui de guerriers autochtones, et notamment le vaillant Arminius, fils du roi des Chérusques… Mais en cas de trahison les conséquences seront dramatiques, et les fantômes romains erreront nombreux dans les impénétrables forêts de Germanie…

L’anéantissement des trois légions de Varus dans la forêt de Teutoburg, en l’an 9 de notre ère, est l’un des événements les plus tragiques de l’histoire romaine. Quand j’ai écrit cette nouvelle, au printemps 2009, j’ai fait en sorte de rester fidèle à ce que l’on connait de la réalité historique, même si je n’ai pas fait l’économie d’une conclusion empreinte de fantastique… de la même manière que Fabien Clavel, dans son roman « Furor » paru en 2012, a ajouté une touche de science-fiction au récit de cette même bataille.

« Rends-moi mes légions » est une nouvelle à laquelle je suis très attaché, peut-être parce que le massacre de Teutoburg est un événement historique qui me fascine tout particulièrement depuis des années. J’ai donc plusieurs fois essayé de « caser » cette nouvelle ici ou là, malheureusement sans succès… Je suis ravi qu’elle ait enfin pu trouver sa place parmi les inédits de « Sans Donjon ni Dragon ».

Service après-vente au Golgotha

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Sous les noms de Joseph et Nicodème, prétendus notables de Jérusalem, se cachent en réalité deux voyageurs temporels chargés d’assurer le service après-vente de leurs « Sujets » : des androïdes disséminés dans toutes les époques historiques. Cette fois la mission s’annonce compliquée, car il s’agit d’opérer une réparation sur le Sujet 1NR1, qui vient d’être crucifié tel un vulgaire criminel sur la colline du Golgotha…

Cette nouvelle a été écrite au printemps 2010, une période très prolifique durant laquelle j’enchainais les textes, si bien que j’ai oublié comment m’est venue l’idée de ce Jésus androïde. J’avais sans doute besoin de souffler un peu entre deux nouvelles plus sérieuses… Mais si je n’ai pas eu besoin de me documenter pour tout ce qui avait trait à la Crucifixion, il n’en était pas de même pour le versant science-fictif de ce texte : ne connaissant pas grand-chose aux robots, aux androïdes et autres cyborgs, je me suis penché sur la littérature liée à ce sujet, découvrant à cette occasion « Le dernier de son espèce », un roman magnifique et malheureusement assez méconnu d’Andreas Eschbach… lequel a par ailleurs publié « Jésus Vidéo » (que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire), une histoire de voyage temporel au temps du Christ. La boucle est ainsi bouclée !

« Service après-vente au Golgotha » n’a pas été écrit en vue de répondre à un appel à textes, et est donc resté inédit jusqu’à sa parution dans « Sans Donjon ni Dragon ».

Le blues de Zwarte Piet

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Quand arrive enfin le mois de décembre, tous les enfants néerlandais se réjouissent de voir le vieux Sinterklaas, sa hotte chargée de cadeaux et son aide distribuant bonbons et biscuits : l’Africain Zwarte Piet. Mais cette année, Saint Nicolas sillonnera les rues d’Amsterdam sans son vieil acolyte : au nom de la lutte contre le racisme, le bon Noir a été banni de la fête…

C’est un débat qui secoue régulièrement les Pays-Bas à l’approche des fêtes de fin d’année : Zwarte Piet, l’acolyte Noir de Saint-Nicolas, doit-il être supprimé car coupable de véhiculer des stéréotypes racistes ? J’ai découvert en décembre 2013 l’existence de ce personnage et les polémiques qu’il suscite, ce qui m’a aussitôt inspiré ce « Blues de Zwarte Piet ». Il s’agit de l’une de mes rares nouvelles s’attachant à un fait d’actualité ; d’ordinaire je suis plus à l’aise avec l’Histoire ou la mythologie… Cependant celle-ci a beaucoup plu à mon éditeur, qui a souhaité la voir faire partie des inédits de mon recueil « Sans Donjon ni Dragon ».

Geneviève versus Attila

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

En l’an 451, l’infâme GodScourge s’est lancé à la tête de ses armées dans une campagne de destruction à travers la Gaule, affaiblie par une administration romaine qui ne contrôle plus grand-chose. Heureusement le peuple de Paris peut compter sur sa protectrice : WonderGen, une religieuse aux dons extraordinaires, qui seule semble être en mesure de repousser la menace des Huns…

L’étrange volte-face d’Attila devant Paris a été à l’origine de nombreuses légendes, toutes mettant en scène l’intervention miraculeuse de Geneviève, canonisée par la suite. Et si l’opposition entre le conquérant Hun et la jeune Parisienne avait été un duel de super-héros ? La parenté de cette nouvelle avec « Nous nous battrons donc à l’ombre » et « Medieval Superheroes » est évidente, et tout à fait assumée. Je m’étais tellement amusé en écrivant ces deux textes que j’ai continué dans cette veine un an après ; je n’ai d’ailleurs pas réellement cherché à faire publier « Geneviève versus Attila » jusqu’à ce que l’éditeur de « Medieval Superheroes » sélectionne cette nouvelle pour figurer au sommaire de « Sans Donjon ni Dragon ».

 

Boire l’éternel oubli

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Au cours d’un voyage en Grèce, un jeune Français s’égare dans les montagnes de Béotie. On prétend qu’à cet endroit coule le Léthé, le fleuve de l’Oubli. Lorsqu’il croise la route d’une étrange jeune fille qui semble surgie de l’Antiquité, notre héros s’aperçoit qu’en Grèce les anciens mythes appartiennent peut-être encore à la réalité…

Cela faisait un certain temps que j’avais envie d’écrire une nouvelle mettant en scène les Danaïdes, ces cinquante sœurs condamnées à remplir un tonneau sans fond pour avoir assassiné leur époux, mais je ne trouvais pas d’angle d’approche satisfaisant. En 2012 je suis tombé par hasard sur « Aux portes des Enfers » d’Alain Nadaud, une lecture très intéressante qui m’a donné à la fois le cadre de mon histoire (la Béotie où coule une rivière assimilée au Léthé) et son titre, qui est une citation de « L’Enéide » dans son édition de 1825 ; comme dernier ingrédient j’ai ajouté le Chateaubriand de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem qui en est devenu le narrateur. Achevée durant l’été 2013, cette nouvelle n’avait jamais été proposée à aucun éditeur avant d’être sélectionnée pour faire partie de « Sans Donjon ni Dragon ».

Mon doux chevalier…

Sansdonjon

Nouvelle parue dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

La princesse Oksana d’Amblevine est amoureuse. Depuis le départ du chevalier de Saint-Georges, elle ne cesse de penser tendrement à lui, et lui écrit des lettres enflammées auxquelles il prend soin de répondre en l’assurant de ses meilleurs sentiments. Mais si ces sentiments sont sincères, pourquoi ne cherche-t-il pas à la rejoindre au plus vite ? La guerre doit-elle toujours s’interposer entre deux amants ?

« Mon doux chevalier… » est une nouvelle à part dans ma bibliographie, puisqu’il s’agit de mon unique incursion dans le genre épistolaire, que je pratique très peu même en tant que lecteur. Je ne suis pas non plus un adepte de la guimauve en littérature, si bien que, on s’en doutera, les tendres échanges de la belle princesse et son doux chevalier ne se concluront pas par un classique « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »… Écrite au début de l’année 2007, cette nouvelle est restée longtemps inédite, jusqu’à ce qu’elle soit sélectionnée pour faire partie des inédits de « Sans Donjon ni Dragon ». Elle a d’ailleurs été la source d’inspiration principale pour l’illustration de couverture du recueil, réalisée par le talentueux Maxime Desmettre.