Le Cueilleur de morts

EndessousNouvelle parue dans l’anthologie « En dessous » aux éditions Parchemins & Traverses, avril 2014

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Anguta est le Cueilleur de morts, le passeur chargé de convoyer les âmes des défunts jusqu’au seuil d’Adlivun, l’au-delà du peuple inuit. Depuis des temps immémoriaux il accomplit sa tâche, réceptionnant les offrandes des défunts et pagayant sans trêve ni repos. Mais les bouleversements survenus à la surface risquent d’avoir des répercussions sur le monde souterrain…

Voilà une nouvelle dont la rédaction n’a pas été un long fleuve tranquille ! De multiples remaniements ont eu lieu entre la rédaction de la première version en 2005 (qui portait un tout autre titre et ne traitait même pas de la mythologie inuit !) et la publication de la version définitive neuf ans plus tard. Entre temps était passé l’appel à textes des éditions Argemmios consacré aux mythes amérindiens, qui m’a incité à troquer mon Charon initial contre un Anguta inuit, puis l’important travail éditorial effectué sous la férule d’Estelle Faye une fois cette nouvelle sélectionnée par Parchemins & Traverses. « Le Cueilleur de morts » m’aura donné pas mal de fil à retordre mais je suis très satisfait du résultat final. Ce récit de fin d’un monde concluait l’anthologie « En dessous » et clôt également « Sans Donjon ni Dragon ».

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Collecteurs de corps

CorpsNouvelle parue dans l’anthologie « Le Corps » aux éditions Parchemins & Traverses, décembre 2013

Au temps de la Rome antique, un vespillo, esclave chargé de transporter les cadavres, accomplit sa sinistre besogne dans le cimetière des Esquilies. C’est la nuit, il est seul, ou croit l’être… car l’est-on vraiment quand on travaille au milieu d’innombrables corps ?

J’ai découvert la misérable condition des « servants de Libitina », ces hommes travaillant dans les cimetières romains, grâce au livre de Catherine Salles, « Les bas-fonds de l’Antiquité » : une lecture très intéressante qui nous présente l’envers du décor des civilisations grecques et romaines, avec ses truands, ses prostituées, ses assassins. Nous étions alors en 2009 et Parchemins & Traverses, qui venait de publier mon « Guide du Routard infernal » et allait bientôt publier « Nous nous battrons donc à l’ombre », lançait un nouvel appel à textes sur le thème, pas forcément évident à traiter, du Corps.

Il m’est rapidement venu l’idée de cette narration qui fait la spécificité de cette nouvelle, avec les différentes parties du corps du personnage principal qui s’expriment à tour de rôle. Par rapport à mes standards littéraires habituels, j’ai poussé assez loin le côté horrifique, voire carrément sordide : par la suite je ne me suis plus aventuré dans des scènes comme celles de la « rencontre » du vespillo et de la morte-vivante… Faute de critiques parues après la sortie de l’anthologie, j’ignore comment les lecteurs ont perçu ce texte assez particulier au regard du reste de ma bibliographie.

Ne réveillez pas le cancre qui dort

EcoleNouvelle parue dans l’anthologie « L’École » aux éditions Parchemins & Traverses, décembre 2012

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon », mars 2016

Pour tout le personnel éducatif de l’école seigneuriale de Puits-en-Mluh, Alban Scalir n’est qu’un cancre, un bon-à-rien condamné par ses mauvais résultats scolaires à un avenir misérable. Lorsqu’un énième acte d’insubordination le fait exclure de l’établissement de manière définitive, il entraîne avec lui son éternel comparse. De retour sur les lieux de leur humiliation après de longues années, les deux anciens élèves auront l’occasion de montrer à tous qu’ils n’ont rien oublié…

Le thème de l’École proposé par Parchemins & Traverses pour constituer le sommaire de sa septième anthologie n’était sans doute pas le plus facile à traiter pour des auteurs de SFFF, mais je m’en suis finalement sorti sans trop de peine. Allez savoir pourquoi, je n’ai eu aucun mal à me mettre dans la peau de ces deux cancres remplis d’amertume et de rancœur envers le système éducatif… Écrite au printemps 2007, cette nouvelle a été envoyée dans la foulée à Parchemins & Traverses et sélectionnée par l’anthologiste, l’excellent Timothée Rey, dont je recommande tout particulièrement les Nouvelles du Tibbar : un régal d’inventivité ! L’écart important entre la date de rédaction et de sélection et celle de la publication n’est dû qu’à la temporalité particulière des anthologies Parchemins & Traverses, qui bien que produisant des ouvrages de grande qualité demeure un éditeur associatif et bénévole : les retards font partie du jeu, et l’on préfère généralement en rire !

Nous nous battrons donc à l’ombre

superhérosNouvelle parue dans l’anthologie « Super-héros ! » aux éditions Parchemins & Traverses, février 2010

Une fois de plus, la Grèce est menacée par les ennemis de la liberté ! Heureusement le pays peut compter sur ses protecteurs, trois cents guerriers aux pouvoirs surnaturels. Parmi eux se trouve Dienekès, fidèle de Poséidon capable de manipuler les forces aquatiques. Saura-t-il repousser les archers perses, si nombreux que leurs volées de flèches obscurcissent le ciel au-dessus des Thermopyles ?

Voilà une nouvelle qui conserve une certaine valeur sentimentale pour moi, puisque l’histoire de sa rédaction est indissociable de celle de mon premier roman publié : « Medieval Superheroes ». Tous deux ont pour origine l’appel à textes de Parchemins & Traverses sur le thème des super-héros, lancé en 2005. A cette époque je ne connaissais pas grand-chose aux comics (cela a bien changé depuis !), mon esprit à la recherche d’idées pour participer à l’appel à textes a donc automatiquement divagué du côté de l’Histoire. Super-héros + Moyen-Âge, cela a donné « Medieval Superheroes », tandis que Super-héros + Antiquité donnait « Nous nous battrons donc à l’ombre », nouvelle rédigée en même temps que le roman. Dix ans plus tard, je demeure surpris de constater que seuls de très rares auteurs se sont hasardés à associer super-héros et Histoire, comme a pu le faire par exemple Neil Gaiman dans « 1602 ». Les justiciers costumés seraient-ils condamnés aux gratte-ciels et aux mégalopoles futuristes ?

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Le Guide du Routard infernal

EnfersNouvelle parue dans l’anthologie « Conquêtes et explorations infernales » aux éditions Parchemins & Traverses, décembre 2008

Rééditée dans le recueil « Sans Donjon ni Dragon » aux éditions Nestiveqnen, mars 2016

Un auteur d’ouvrages touristiques s’est lancé dans la plus folle des entreprises : offrir à ses lecteurs un guide de Pandémonium, la capitale de l’Enfer ! Mais dans un univers où les bars servent de l’acide sulfurique, où des succubes hantent le métro et où il est si facile de céder à la tentation du péché, on se doute que ce ne sera pas de tout repos…

L’idée de cette nouvelle, écrite en 2005, est issue de la conjonction de deux appels à textes : l’un sur les « Sept péchés capitaux », auquel je n’ai finalement pas participé, et l’autre sur le thème des « Enfers », lancé par Karim Berrouka pour les éditions Parchemins & Traverses. Quelque temps auparavant j’avais découvert le « Guide du Routard galactique », qui n’avait pas encore été rebaptisé en « Guide du voyageur galactique » ni adapté au cinéma ; même si cette nouvelle n’a pas grand-chose à voir avec l’œuvre de Douglas Adams, je lui dois au moins un petite part de mon inspiration. Ce « Guide du Routard infernal » constitue une étape importante dans ma modeste carrière d’écrivain, car après deux apparitions au sommaire de fanzines, il s’agissait alors de ma première publication en anthologie, dans un « vrai livre »… Heureusement il y en aurait d’autres par la suite !

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