Le sourire triste de la Zeemeermin

OtherlandsNouvelle publiée dans l’anthologie « Les belles histoires » aux éditions Otherlands, novembre 2015

Au dix-septième siècle à Amsterdam, le retour des navires marchands chargés d’épices d’Extrême-Orient est toujours un événement… D’autant plus lorsque l’un de ces retourschepen rentre au port avec à son bord une prise exceptionnelle : une femme au corps recouvert d’écailles et aux cheveux d’algues, merveille miraculeusement jaillie des eaux… Apportera-t-elle le bonheur ou le malheur au riche armateur qui en a fait l’acquisition ?

J’ai écrit cette nouvelle début 2011. Je lisais alors beaucoup de récits d’aventures maritimes, notamment le méconnu mais excellent « Flamand des vagues » de Jan Van Dorp, qui a sans doute contribué à me faire opter pour un cadre néerlandais. Je ne sais plus pourquoi j’ai eu envie d’écrire une histoire de sirène à ce moment précis, mais cela était finalement assez logique : le bestiaire aquatique me fascine tout particulièrement, même si je ne l’exploite pas assez souvent dans mes écrits — un autre exemple étant ma nouvelle « Il faut détruire Ujj ».

« Le sourire triste de la Zeemeermin » a d’abord été proposé à Otherlands pour une anthologie consacrée aux créatures fantastiques. Le texte a plu, mais a été orienté vers une autre publication, constituée de « belles histoires » parmi lesquelles cette nouvelle à l’ambiance mélancolique a effectivement tout à fait sa place.

L’envol du cygne jaune

CygnejauneNouvelle parue en numérique aux éditions Voy’el, avril 2015
Rééditée dans l’anthologie « Sur les ailes de l’Imaginaire » aux éditions Voy’el, juin 2015

Le Fils du Corbeau, seigneur des steppes, a souhaité la paix avec le Fils du Ciel. Pour sceller celle-ci, l’Empereur de Chine lui offre un présent inestimable : la main de sa nièce. Mais la belle Liu Xijun, devenue Dame de la main droite, ne peut oublier son pays natal. Alors qu’elle la regarde dépérir, la vieille sorcière au service du roi sait qu’un jour, elle devra peut-être agir…

Voilà un texte particulièrement important pour moi, à plus d’un titre.

Quand je l’ai écrit, durant l’été 2009, c’était la première fois que ma plume allait s’égarer du côté de la Chine. À cette époque mes lectures commençaient à me pousser vers l’Orient, le long de la Route de la Soie. Ainsi « L’envol du cygne jaune » doit-il beaucoup au livre de Edith et François-Bernard Huyghe, « La route de la soie ou les empires du mirage » : j’y ai rencontré le personnage bien réel de Liu Xijun, princesse chinoise mariée de force à un roi barbare ; en poussant plus loin mes recherches, j’ai beaucoup appris sur les différentes peuplades des steppes d’Asie Centrale et sur la pratique du « heqin », ces mariages diplomatiques qui concernèrent des centaines de jeunes filles issues des dynasties impériales successives.

SurlesailesTrois ans plus tard, j’ai envoyé cette nouvelle aux éditions Voy’el. Elle a été refusée pour une très bonne raison : elle collait finalement assez mal au thème de l’appel à textes, je le reconnais… En revanche l’anthologiste m’a proposé de la publier en numérique, dans le cadre le collection E-Courts. Un peu réticent vis-à-vis du format numérique, j’ai néanmoins accepté l’offre et je ne l’ai pas regretté un seul instant ! L’aventure s’est d’ailleurs poursuivie au format papier, puisque la nouvelle a ensuite été au sommaire de l’anthologie « Sur les ailes de l’Imaginaire » réunissant toutes les publications de la collection numérique des éditions Voy’el.

Et ce n’est peut-être pas tout : il se murmure dans les milieux bien informés que l’auteur de « L’envol du cygne jaune » serait actuellement en train de reprendre cette histoire et ces personnages pour en faire un roman…

 

Quelques avis de lecteurs…

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Le roi de la Mer Orientale et le prince de Chine

VoyelAsieNouvelle parue dans l’anthologie « De la corne du Kirin aux ailes du Fenghuang » aux éditions Voy’el, avril 2015

Obsédé par la quête de la vie éternelle, l’Empereur de Chine prend la tête d’une flotte de trois jonques à destination de Fusang, l’Archipel des Immortels. Mais une telle expédition n’est pas sans danger : sous les flots vert émeraude de la Mer Orientale demeure le vénérable Ao Guang, le roi-dragon, maître des vagues et de la pluie…

J’ai écrit cette nouvelle au printemps 2013, suite à ma lecture de « Le premier empereur de Chine » de Jonathan Clements, une biographie de Qin Shi Huangdi, qui unifia la Chine et dirigea le pays d’une main de fer au 3ème siècle avant notre ère. L’épisode historiquement attesté de sa folle quête de l’immortalité m’a immédiatement donné envie d’écrire à ce sujet ; j’ai néanmoins gardé l’idée dans un coin de ma tête durant quelques mois, ne passant à l’acte qu’à la faveur de l’appel à textes des éditions Voy’el sur le thème des créatures mythiques d’Asie : le dragon maritime des légendes chinoises s’est ainsi mêlé à l’Histoire antique…

Les pies de la Place Rouge

MoscouNouvelle parue dans l’anthologie « Dimension Moscou » aux éditions Rivière Blanche, avril 2015

Rééditée dans le recueil « Et tu la nommeras Kiev » aux éditions Nestiveqnen, septembre 2018

Un étudiant russe venu du fin fond de la Sibérie se laisse guider à travers les rues de Moscou par une vieille dame quelque peu mystérieuse. Parvenus sur la Place Rouge, l’attitude de la guide change brutalement : elle a aperçu un vol de pies, événement en apparence anodin qui lui évoque pourtant une tragique histoire survenue plus de quatre siècles auparavant, sous le règne d’Ivan le Terrible…

Rédigée dans sa première version au cours de l’été 2007, voici l’une des nombreuses nouvelles de ma prolifique « période russe » à laquelle appartient, entre autres, « Vassilissa et le Cavalier de l’Aube ». L’anecdote de ces sorcières capables de se transformer en pies pour échapper à la mort est forcément issue de l’une ou l’autre de mes lectures sur le sujet de l’histoire et des mythes russes, mais près de dix ans après il m’est impossible de me souvenir de laquelle il s’agit précisément…

Une fois n’est pas coutume, cette nouvelle n’a pas été sélectionnée suite à un appel à textes public : en 2014, j’ai été contacté par Chantal Robillard, qui préparait une anthologie sur Moscou et avait eu vent de mon goût pour la Russie. Le travail éditorial que nous avons effectué ensemble a été très profitable à mon texte : nous avons notamment évacué le cliché initial du touriste français sifflotant du Gilbert Bécaud sur la Place Rouge, pour le remplacer par un étudiant sibérien sans doute plus authentique.

Avis de lecteurs…

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